Passion culinaire pour une cuisine passionnante

Plaisir des yeux et des papilles !

11 août 2008

Egg Puffs et bientôt la fête de Ganesh à Paris

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Fête de Ganesh - Paris - 2 septembre 2007

"Une telle magie est à vivre sur place, bien que ce soit au cœur de Paris, la divination d’une telle fête s’exprime sur le visage de tout hindou venu célébrer la fête du seigneur Ganesh, de tout indien d’autres religions, de tout « touriste » venu assister à ce bain de foule… et de magie" ... C'était une journée (clic) vraiment fantastique pour un événement sensationnel qui se tient chaque année au little India (clic).

Le quartier se transforme en un lieu de pèlerinage pas comme les autres ; des tas de noix de coco des deux côtés de l’avenue, du curcuma majestueux ensoleille l’atmosphère, une foule compacte par  moments et fluide par d’autres, de la musique qui s’envolent de drôles de boîtes noires suspendues au mur, des offrandes pour les passants, hindous ou pas … on s’y fait intensément et rapidement à cette ambiance, ce pèlerinage devient alors un voyage de tous les sens.

Cette année,  la fête de Ganesh aura lieu le dimanche 31 août toujours au même endroit, empruntant le même itinéraire, en présence de certains habitués qui ont confirmé leur présence … Il n y'a pas à hésiter à vous joindre à nous (sauf extrême empêchement bien sûr). Et si on se retrouvait autour d'un thé, café ou même un lassi vers 10h, juste avant le passage du cortége au bld de Faubourg St Denis, à la jonction rue Perdonnet et rue Cail, au café " Dishny" : 212, rue du Faubourg St Denis  - 75010 Paris, histoire de respirer un peu avant le bain de foule.

Passons maintenant à une recette snack spécial cuisine de rue pour un cortége de rue.

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Recette piquée sur le joli blog : Cookery Corner et légèrement modifiée. Une recette de snacks qui nous vient de l'inde racontée par Charline juste ici (clic) et dégustée lors du brunch autour des épices (clic ici)
Il faut vous avouer que cette recette convient tout à fait à mes envies du moment; des feuilletés, des viennoiseriesviennoiseries, des  petits pains salés pour accompagner une jolie composition de crudités et de salade. De quoi faire revenir le soleil! Des préparations relevées aux épices, farcies de mélanges profonds et garantes de pleins de saveurs d'ailleurs.

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Pour 8 egg puffs :

2 rouleaux de pâte feuilletée prête à l'emploi
4 oeufs durs
1 grosse tomate mûre
1 oignon
Quelques feuilles de curry
Quelques feuilles de persil ou de coriandre
2 c. à café rases de concentré de tomates
1/2 petit piment vert
1 gousse d'ail
1 c. à café pleine de Garam Massala
1/2 c. à café de cumin moulu
Sel
Ghee ou huile neutre

Dans une casserole, faire chauffer le ghee ou l'huile. Ajouter l'oignon émincé, l'ail écrasé, les feuilles de curry, le petit piment vert. Laisser suer un peu puis ajouter la tomate émincée.
Ajouter le garam massala, le cumin et faire revenir une minute avant d'incorporer le concentré de tomate.
Dès que l'huile remonte en surface et que la tomate a bien compoté, incorporer le persil émincé, mélanger puis retirer du feu. Laisser refroidir.

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Étaler la pâte feuilletée et découper 4 carrés.
Placer au centre de chaque carré la moitié d'un oeuf dur puis une bonne cuillère de sauce.
Plier en quatre chaque carré tout en soudant les ouvertures.

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Dorer au jaune d'oeuf
Enfourner 20 minutes environ à 180°
Déguster chaud, tiède ou froid.

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23 juillet 2008

Badjis de pommes de terre, Curry de seiches et Riz au coco

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** Badjis de pommes de terre **

Une recette tirée du beau livre, tout rose et tout diversifié, "Mes recettes Indiennes" de PadmavathiPadmavathi Paradin et Beena Paradin, mère et fille. Les badjis ou Pakoras sont des beignets à base de farine de pois-chichepois-chiche qui reste irremplaçable pour cette spécialité. Certaines régions et familles utilisent de la farine de légumineuses ou lentilles mais personnellement je préfére la version à la farine de pois-chichepois-chiche qui donne un goût très profond aux beignets.

On peut les aromatiser au cumin, au curcuma, à l'Ajwan (clic ici pour en savoir plus sur cette épice), au Masala, ou de l'Asofoetida, c'est à vous de choisir la saveur que vous souhaitez, n'en mettez pas beaucoup mais suffisamment pour parfumer les beignets, soit quelques pincées.

Ingrédients :

2 pommes de terre
100 g de farine de pois-chichepois-chiche
1/2 c. à café de levure chimique
2 c. à soupe de farine de riz (pas pour moi, jugée inutile pour cette recette)
1 pincée de piment rouge
1 pincée de curcuma
1 pincée de cumin moulu (pas dans la recette du livre)
Quelques feuilles de curry (clic)
Sel
15 cl d'eau
Huile pour la friture

Confection :

Peler les pommes de terre puis les tailler en fines rondelles. Essuyer les pour enlever l'eau et l'amidon puis réserver.
Préparer la pâte en mélangeant tous le ingrédients avec l'eau. Laisser reposer 20 minutes à 2 heures.
Faire chauffer l'huile. Tremper les rondelles de pommes de terre dans la pâte puis faire frire 3 minutes dès qu'ils sont bien dorés.
Égoutter sur du papier absorbant et servir chauds encore croustillants.

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Mes autres recettes de badjis : Badjis d'aubergines (clic); Badjis d'oignons (clic); Pakoras végétariens (clic)

Ah, ce curry de seiches bien parfumé, bien crémeux et relevé à point - enfin, ça dépend pour qui ;-) !!
Ah, ces épices chatoyantes et chaleureuses qui parfument non seulement le plat mais également la cuisine et la maison toute entière!!
A la mode du Sud avec cette pâte de curry fraîche alliant épices moulues et lait de coco. Une pâte parfaite pour tout type de curry de la mer.

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** Curry de seiches à la mode du Sud **

Ingrédients :

500 g de seiches
1 oignon
1 carotte moyenne
1 verre de petits pois frais ou surgelés
150 ml de lait de coco
Quelques feuilles de curry (10e à peu près)
1 morceau de gingembre de 2 x 2 cm
2 gousses d'ail pilées
1 piment vert
1 c. à café rase de curcuma
1 c. à café pleine de moutarde brune
1 c. à café de coriandre moulu
1/2 c. à café de piment séché en poudre
1/4 c. à café de poivre
1/4 c. à café de cardamome moulue
Huile de coco
Sel

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Mélanger les épices entres elles, puis verser le lait de coco pour lisser le tout.
Faire mijoter avec le reste jusqu'à l'obtention d'une belle compotée brillante.

Préparer la pâte de curry :
Mélanger les épices dans le mortier en donnant un coup de pilon afin de permettre une meilleure harmonie : curcuma, coriandre, piment séché, piment frais sans graines, ail pilé, gingembre pilé, cardamome verte, poivre et sel. Arroser de deux cuillères à soupe d'eau. On obtient alors une jolie pâte épaisse parfumée et parfumante.
Verser le lait de coco dans la pâte aux épices et mélanger. On obtient un appareil lisse, crémeux et brillant!

Faire chauffer l'huile, ajouter la moutarde brune entière et laisser crépiter. Ajouter ensuite les feuilles de curry et l'oignon émincé. Dès que les feuilles de curry commencent à brunir, incorporer la pâte de curry et mélanger. Laisser compoter jusqu'à ce que l'huile remonte en surface. La sauce est alors prête.

Ajouter la carotte épluchée et coupée en petits dés.
Ajouter les seiches et mélanger.
Arroser d'un petit verre d'eau et laisser cuire sur feu moyen 10 minutes.
Incorporer les petits pois et prolonger la cuisson de 5 à 7 minutes à découvert.
Et voilà, c'est prêt en quelques minutes.

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Et un riz au coco aussi doux qu'un lit fraîchement changé, aussi câlin qu'un doudou qui vous rejoint dans ce lit fraîchement changé (bon j'arrête de m'enflammer, il y a des enfants qui me lisent)! Un riz qui accompagne merveilleusement un plat à base de poisson ou de fruits de mer, adoucit un plat relevé de volailles ou de viandes, charmera un curry de légumes...

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** Riz au coco **

Il existe de nombreuses recettes de riz au coco. A la fois avec un mélange de lait de coco et de coco séché, ou bien avec de la crème de coco, et pourquoi pas avec juste de l'eau de coco... Un plat varié aux humeurs des amateurs de riz au coco.
J'ai osé un mélange de crème de coco, un produit que l'on trouvre facilement dans les épiceries exotiques type asiatiques ou indiennes. Cette crème se garde dans un placard jusqu'à l'ouverture, elle peut se conserver ensuite au frais. Une à deux cuillères suffisent pour apporter du crémeux fruité à votre plat, alors pourquoi s'en priver!?
J'ai accentué le goût ou plutôt la texture de ce plat en y incorporant des lamelles de coco séché. On en trouve également dans les magasins exotiques.
Vous pouvez bien sûr remplacer ces ingrédients par du lait de coco et du coco séché ou frais râpé. C'est vraiment en fonction de ce que vous avez chez vous, le seul mot d'ordre est de ne pas se priver côté parfums, saveur et texture de la noix de coco, allez-y généreusement.

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Ingrédients et confection :

2 verres de riz basmati de bonne qualité (type Tilda)
2 c. à café de crème de coco
2 poignées de coco en lamelles
2 c. à soupe de coco séché râpé
2 poignées de noix de cajou non salées
1 bâton de cannelle
1 cardamome noire
2 cardamomes vertes
Ghee

Faire chauffer le ghee puis ajouter la cannelle et les cardamomes. Laisser prendre 1 minute.
Ajouter le riz et mélanger jusqu'à ce que les graines absorbent le ghee.
Arroser d'un volume d'eau laissant dépasser 2à 3 cm de la surface du riz.
Ajouter la crème de coco, le coco séché en lamelles et râpé.
Saler légèrement puis laisser cuire 15 minutes environ.

Faire revenir les noix de cajou dans un peu d'huile.
Égoutter puis additionnez au riz.
Déguster.

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11 juillet 2008

Curry aux oeufs durs

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Curry aux oeufs dus
ou Oeufs durs au Curry

Il est temps de vous parler de ce plat indien végétarien parmi les plus connus en Inde, tant au Nord qu'au Sud, parmi les plus simples également, tant à l'ouest qu'à l'est du pays. Ce curry aux oeufs est préparé selon les recettes de familles, de régions et de cultures. Chacun le prépare à sa manière mais tous admettent que c'est un plat rapide à faire, accessible pour tout le monde et nutritif.
C'est le massala (mélange d'épices) qui procure à chaque recette sa personnalité et son goût. La liste d'épices va de 4 à 15 épices pour obtenir une sauce plus ou moins relevée et plus ou moins profonde en saveurs. La variété concerne même les recettes utilisant que 4 épices, le choix est tellement large : pavot blanc, sésame, amchur (poudre de mangue séchée)... tellement d'épices qui font la différence pour un plat finalement pas si commun que cela!
Des recette parfois adoucit au yaourt ou au lait de coco, mais là encore il s'agit de pratiques en lien avec la religion et la culture de chaque Indien. Chez certaines familles, on incorpore de la farine de pois-chiche à la préparation lui donnant ainsi une texture plus épaisse et consistante, mais cette pratique ne semble pas être très partagée.   

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Pour 2 personnes :

2 oeufs durs
1  oignon
2 tomates concassées bien mûres
1 gousse d'ail
1 morceau de gingembre frais
1 c. à café rase de curcuma
1.2 c. à café de coriandre
1/2 c. à café de cumin
1 c. à café rase de Garam Massala
1/4 c. à café de fenugrec
1/2 c. à café de fenouil
1/4 c. à café de piment moulu
Huile d'arachide ou Ghee

Dans une petite poêle, faire griller à sec la coriandre, le fenugrec, le fenouil, le cumin.
Mettre dans un mortier ou un moulin à café puis mixer le tout.
Ajouter au mélange, le curcuma, le piment moulu, le sel, le gingembre et l'ail pilés et former une pâte à curry en incorporant 2 à 3 c. à soupe d'eau.
Dans une poële, faire chauffer l'huile, ajouter l'oignon émincé puis faire suer un petit moment.
Incorporer les épices et mélanger, laisser mijoter 2 minutes puis ajouter les tomates concassées, prolonger la cuisson de 4 minutes jusqu'à l'obtention d'une comportée bien épaisse.
Couper les oeufs durs en deux puis les disposer dans le mélange de curry , napper les de sauce et compter 4 minutes
Servir chaud avec du riz Pulao, des viandes grillées ou frites (poisson, poulet, agneau...)

Astuce 1 : Pour ma part j'ai utilisé un moulin à café car le fenugrec est assez dur à moudre au mortier à moins de la faire ramollir dans un peu d'eau.
Astuce 2 : vous pouvez remplacer le piment par du paprika doux, il sera ainsi meilleur pour les enfants.
Astuce 3 : c'est le dosage des épices qui procure au plat sa couleur, la coriandre et le cumin permettent d'obtenir un brun foncé, la paprika donne une jolie couleur rouge en présence des tomates, le curcuma donne un orangé doux... C'est à vous de doser ces épices comme il vous semble. Pour les autres épices, restez dans la modération.

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09 juin 2008

Mini cakes à la carotte et aux deux cumins

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Je vous avais parlé, il y a un petit moment, de la cérémonie civile du mariage de ma soeur. J'étais chargée de préparer quelques amuses-bouche pour un buffet froid, léger et surtout idéal aussi bien pour les petits que les grands. Ces petits sont quatre neveux fans de légumes et de fruits, ils ne râlent jamais devant une assiette de crudités, de plat de légumes ou devant des fruits de tout genre. Leur maman est même contrainte de cacher le saladier de fruits tellement ils le vident en une journée!! Alors qu'ils arrêtent de nous casser les pieds avec le slogan "5 fruits et légumes par jour", ça commence à bien faire.
Revenons à nos petits cakes... non, cette recette ne rend pas aimable mais permet de varier le plaisir de manger de la carotte, plutôt la jeune carotte à la chair tendre et au goût naturellement sucrée. Je l'ai associé au cumin ordinaire et au cumin noir, ce dernier est un peu long, fin et moins prononcé en saveur que le premier cumin. Il ne faut pas confondre le cumin noir avec le nigelle dont je raconte juste ici - clic. On a tendance à appeler le nigelle le cumin noir mais il ne s'agit pas de la même épice. Vous pouvez en trouver dans les épiceries indiennes ou arabes mais il reste méconnu et surtout moins prisé que le cumin ordinaire, qui est tout de même largement inégalé en terme de saveurs et d'arôme.
L'association carotte et cumin me semblait non seulement merveilleuse sur le plan gustatif mais également en terme de souvenirs d'enfance. Le cumin fait partie de ces épices d'anton qui ramène le passé dans le présent (tout autant que la cannelle). La carotte fait également de ces légumes longtemps dégustées en potage, veloutés ou en purée étant enfant. Je voulais offrir ce mariage de saveurs à mes neveux, peut être que dans quelques années ils s'en souviendront!

Pour 12 tendres mini cakes
Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 35 min

200 g de jeunes carottes extra fines cuites
180 g de farine
2 oeufs entiers
3 c. à soupe de fromage blanc
2 c. à soupe d'emmental râpé
4 c. à soupe d'huile d'olive
1 sachet de levure chimique
1 c. à café de cumin ordinaire
1 c. à café de cumin noir
Sel et une pincée de poivre blanc

Faire griller à sec les deux cumins, récupérer la moitié que vous allez moudre au mortier avec le sel. Réserver l'autre moitié de cumins entiers.
Préchauffer le four à 180°
Écraser les carottes à la fourchette ou à la moulinette.
Placer dans un saladier puis ajouter l'huile, le fromage battu et les oeufs entiers. Mélanger en une purée liquide.
Ajouter la farine en pluie, la levure, le poivre blanc et les cumins moulus. Former une pâte lisse et homogène puis ajouter le fromage et remélanger.
Si la pâte est trop épaisse, ajouter un peu de lait si au contraire elle est assez liquide ajouter de la farine ou de la fécule de pomme de terre. Vérifier le sel.
Placer dans les empreintes à mini-cakes, parsemer de cumins entiers puis enfourner 30 à 35 minutes.

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14 mai 2008

Pommes de terre au yaourt et au coco

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La pomme de terre, appelé Aloo en Hindi, est un légume très utilisé dans la cuisine Indienne. Elle accompagne aussi bien un plat en sauce pour l'épaissir et le rendre copieux, que préparée seule en condiment en en met complet. C'est l'un des légumes les plus consommés par les adeptes de la cuisine végétarienne. On l'aime au yaourt, aux cacauèttes, à la coriandre, aux épices, au fenugrec (épice et feuille), aux oeufs ... la pomme de terre est incontournable dans la cuisine Indienne nationale.

Cette recette se prépare normalement avec de la noix de coco fraîchement râpée pour profiter pleinement de la fraîcheur, de la saveur fruitée et de la douceur de cette noix. Si comme moi, vous manquez de temps et d'organisation pour en faire dans votre cuisine, rien ne vous empêche d'utiliser du coco séché. A vrai dire, cette recette est tellement facile que je ne voulais pas me compliquer la tâche en râpant moi-même la noix de coco, une mission qui pourrait s'avérer pénible parfois. 

250 g de très petites pommes de terre (ou autre à chair ferme)
1 petit oignon
1 yaourt nature
3 c. à soupe pleines de coco séchée
2 gousses d'ail
1 morceau de gingembre 2x2 cm
1 piment vert
Des feuilles de curry - environ une poignée
1 c. à soupe pleine de graines de moutarde brune
1 c. à café rase de Garam massala
1/2 c. à café de curcuma
2 petites pincées de poivre
2 c. à soupe d'huile ou de ghee
Sel

Éplucher les pommes de terre puis les couper en rondelles de 1 cm d'épaisseur. Les faire cuire à l'eau salée puis égoutter. Si vous utilisez des pommes de terres très petites, les faire cuire avant de les éplucher puis les couper en deux ou en trois rondelles.

Faire chauffer l'huile, ajouter la moutarde et les feuilles de curry. Dès que les graines crépitent, incorporer le piment dé-grainé et coupé en deux, l'oignon émincé finement, l'ail et le gingembre pilé. Ajouter le reste des épices et mouiller avec 4 c. à soupe d'eau, on obtient une belle pâte relevée que l'on laisse revenir 5 minutes en mélangeant de temps en temps. Ajouter le coco séché et mélanger pour qu'il s'imprègne de la pâte aux épices.

Fouetter le yaourt la fourchette pour le lisser, incorporer au mélange d'épices-coco et remuer. Additionner les pommes de terre et mélanger, laisser mijoter 6 à 8 minutes.

Servir avec un Chapati. Si au moment de servir, la sauce est très épaisse, arroser de quelques cuillerées d'eau tiède.

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11 avril 2008

Mets végétariens indiens

Avant toute lecture, je vous invite à fermer les yeux un court instant … prendre une inspiration profonde…  lâcher votre corps en se laissant aller… si si, laissez vous aller.  Recommencez jusqu’au repos complet de votre esprit. Ça fait du bien ?! Je n’en doute pas.

On recommence l'excercice mais avec de la musique cette fois-ci. Ravi et Anouchka, une pure découverte,  je les écoute en boucle entre deux chansons bolly, vous voulez écouter?


Il sagit de la figure-clef de la muique Sitarienne, Ravi Shankar et sa fille Anouchka

Maintenant que vous êtes dans l’ambiance, imaginez-moi en sari rose, bracelets "bangles" pailletés aux deux poignées, un petit bijou "bindi" rose argenté entre les yeux … vous accueillant chez moi pour un repas Indien 100% végétarien. Ça pourrait être chouette ?! Je n’en doute pas.

C’est ainsi que j’ai invité une amie-bloggueuse, Pascale, pour un menu végétarien indien, autour de mets et des mots de femmes passionnées. Ma table était débordante de nourriture en couleurs et en saveurs et surtout en toute simplicité. Mais Pascale n’est pas venue les mains vides, oh non, elle sait être reçue comme elle sait recevoir !

Je l’avais dit, Pascale est une Amoureuse de la vie, on est un peu jumelle sur ce point là, alors on peut être heureuse avec peu et se passionner pour beaucoup de choses. Parmi nos Amours-passions, la cuisine indienne a une place importante si ce n’est précieuse, elle nous accompagne au quotidien, elle nous fait voyager, parfois à deux pas de la gare du Nord à Paris, parfois loin le temps d’un film, d’un bouquin, d’une recette. On a le même goût simple et profond de ces voyages, certes « peu » mais qui nous en donnent « beaucoup ».

Rien de plus délectable que de partager un repas goûteux avec une amie goûteuse.

Les mets que je vous présente aujourd'hui sont végétariens et non végétaliens, préparez les ainsi ou en accompagnement de vos viandes si le régime végétarien n'est pas votre style. N'empêche que les amateurs de la cuisine Indienne ont envie de découvrir et de confectionner des plats végétariens, on découvre des nouveaux ingrédients, on redécouvre certains souvent masqués par la présence de viandes, on apprend de nouveaux modes de cuisson, d'assemblage et de mariage de saveurs. Sans oublier le rôle de l'Ayurveda, ancien traîté de la santé, qui régule et équilibre l'esprit et le corps, et dont la nourriture occupe une grande place. Aujourd'hui, je ne vais pas tarder sur le style végétarien de la cuisine indienne, je veux juste vous transmettre ce goût pour la cuisine végétarienne, la connaissance de certaines recettes très simples ...

Nous vous invitons alors, Pascale et moi, à notre table pleine et surtout accueillante.

Tous les mets sont servis en même temps.

Chips de Tapioca au piment

Lors d'un court passage au quartier indien à Paris, en compagnie de Pascale et de Miss Tiny, je me suis attardée devant l'étalage de légumes, de fruits et d'herbes. J'ai pris entre les mains une racine qui ressemble à la fois à l'igname et au radis rave, coupée en gros morceaux, elle se présentait sous forme d'une chair blanche enveloppé d'une fine peau noire. Je regarde l'étiquette dessus mais le nom n'y est pas inscrit. Ma curiosité me pousse à poser la question à une indienne entrain de choisir du concombre amer, malheureusement la barrière de la langue ne permet pas d'échanger, c'est alors qu'un monsieur s'approche de moi et  me présente de manière naturelle le produit entre mes mains, sans me donner le nom exacte, il me décrit comment le préparer et le cuire : "On le consomme comme des chips ou avec du riz et un plat en sauce, tu le coupes puis tu ajoutes du sel et du chili, tu fais frire et c'est tout", me dit-il avec un accent anglo-indien. "Oh, chokriya, je ne connaissais pas cette recette ni cette racine, merci infiniment", je répondit d'un air plus que ravi....
Je n'ai pas lâché le monsieur si facilement, une rafale de questions se sont précipitées pour tel produit (le concombre amer), un autre (dont le nom m'échappe) ... des astuces, des recettes ... on a échangé quelques phrases comme si on se connaissait depuis longtemps, malheureusement dommage que chacun devait reprendre son chemin respectif.

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1 morceau de Tapioca
Piment fort en poudre
Huile pour la friture
Sel

Epluher la racine pui rincer pour éliminer le gluant.
Découper des pétales et placer dans un saladier
Ajouter le sel et le piment selon le goût
Faire frire dans un peu ou un bain d'huile. Faire goutter.
Servir en apéritif, en entrée ou en accompagnement d'un plat en sauce avec du riz.

Kachumbir d'oignons

Il n y a pas plus simple que ce plat! Le Kachumbir est un accompagnent à base de légumes crus légérement salés ou épicés qui éveillent les sens : piment, poivre, cumin, coriandre, ajwan...
L'oignon est un légume très apprécié dans la cuisine indienne, aussi bien cru que cuit. On le déguste cru en entrée, en accompagnement ou comme après repas pour faciliter la digestion et purifier l'haleine. Les Pharaons, et jusqu'à maintenant, les Egyptiens en dégustent à tout repas en forme de long, pays, cives, jeunes... l'oignon est un légume star!

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Oignon se dit Piyaz en Hindi

Pour cet accompagnement, il suffit de découper finement 1 oignon rouge ou blanc en fines lamelle, disposer ensuite dans une coupelle et parsemer de sel, poivre noir et de piment. Sinon optez pour du cumin tout naturellement ou quelques gouttes de citron vert. A préparer au dernier moment sinon l'oignon va être ramoli.

Raîta aux épinards :

Ah le raîta, un accompagnement frais, d'un goût salé, d'une saveur au cumin frais que tout peut s'accomoder avec. Au concombre, à la tomate, à l'oignon, à l'ananas, à la coriandre et même au potiron, il est l'un des accompagnements les plus connus.

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Epinards se dit Palak en Hindi
Cumin se dit Jeera en Hindi
Yaourt se dit Dahi en Hindi

2 yaourts nature
3 feuilles d'épinards (ou les pousses)
1 c. à soupe de cumin entier
Sel selon le goût

Faire blanchir les feuilles d'épinards dans de l'eau bouillante pendant 4 minutes. Egoutter.
Fouetter le yaourt à la fourchette (si vous utiliser plus de deux pots procéder avec un fouet manuel - généralement en bois car le yaourt est acide).
Faire griller à sec le cumin, dès qu'il lâche sa saveur et prend une couleur brune, retirez du feu et moudre au mortier, réserver quelques graines pour la présentation.
Adjoindre les feuilles d'épinards émincées, le cumin et le sel au yaourt et mélanger harmonieusement. Agrémenter de cumin entier et garder au frais.

Astuce : si votre yaourt est acide, ajouter une petite pincée de sucre.

Aubergines aigres-douces

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Aubergine se dit Baigan en Hindi
Tamarin se dit Imli en Hindi

2 aubergines
1 oignon
2 tomates bien mûres
2 c. café de pâe de tamarin
Une poignée de feuilles de curry (10e de feuilles)
1 c. à café d'ail en pâte
1 c. à café de gingembre en pâte
1 c. à soupe de graines de moutarde (sarson)
1 c. à café de cumin
1 c. à soupe de garam massala
1 c. à café de poivre noir
Huile de moutarde (Sarson ka tel)
1 c. à café de Jaggery (sucre de palmier)
Sel

* Je vous parlerais la prochaine fois de la confection de la pâte d'ail et de gingembre pour une meilleure utilisation : pratique, conservation...

Commencer par couper les aubergines en petits morceaux, placer dans un saladier d'eau salée afin d'éviter qu'elles ne noircissent.
Fire chauffer l'huile de moutarde, ajouter les graines de moutarde qui vont commencer à éclater avec la chaleur, c'est à ce moment là qu'il faut ajouter le cumin en veillant à ce qu'il ne brûle pas (sur feu doux), l'oignon émincé, les feuilles de curry, l'ail et le gingembre. Laisser revenir sur feu moyen sans mélanger pour que l'oignon garde son humidité. Ajouter le garam massala et le poivre, puis les aubergines égouttées.
Peler les tomates et les couper en petits morceaux très fins, incorporer aux aubergines et laisser mijoter sur feu moyen pendant 5 à 8 minutes. Dès que la tomate est bien compotée, arroser d'un verre d'eau, saler et laisser cuire 15 minutes.
Préparer le tamarin puis incorporer aux aubergines, sucrer et mélanger doucement. Prolonger la cuisson de 6 minutes et voilà.

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Comment obtenir du jus de tamarin à partir du concentré :
Diluer 1 et 1/2 c.à soupe de concentré de tamarin (en pâte) dans 200 ml d'eau bien chaude.
Mélanger énergiquement au fouet manuel ou à la fourchette, puis laisser diluer 1h.
Il est possible de le faire la veille (c'est meilleur) ou 15 min avant si vous manquez de temps
Retrouvez son usage dans cette recette : Crevettes roses au tamarin

Astuces :
- A défaut de tamarin vous pouvez utiliser des raisins secs gonflés dans un peu d'eau vinaigrée, c'est ma petite découverte que je partage avec vous mais en aucun cas uneastuce Indienne!!! C'est juste pour palier l'absence de tamarin qui est loin de la saveur du raisin sec, mais bon je comprends très bien que l'on puisse pas trouvé tous les ingrédients exotique sprès de chez soi.
- A défaut de jaggery utiliser du sucre de canne brun

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Pickle fort à l'ail  

Une explosion de saveurs et de piquant!! Tout ce que j'aime pour accompagner un plat Indie, mon piment antillais ne fait pas l'affaire devant ce pickle fait particulièrement avec de l'ail, du piment et de sfeuilles de curry. Sans oublier quelques épices bien sûre, ça va de soi.

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Ail se dit Lasan en Hindi
Gingembre se dit Adrak en Hindi
Piment rouge se dit Lal mirch en Hindi

6 piments rouges chili séchés
2 tomates très mûres
16 grosses gousses d'ail
1 racine de gingenbra frais de : 4 x 4cm
125 ml d'huile neutre ou de moutarde
1 c. à soupe de moutarde
Feuilles de curry
4 c. à soupe de Vinaigre
Sel

1- Faire ramolir le gingembre dans un peu d'eua pendant 1 heure ou une nuit de préférence afin de l'atendrir et enlever la peau plus délicatement.
2 - Faire chauffer un pue d'eau, y plonger le piment entier pour le diluer, compter environ 2 à 4 minutes. Presser puis épépiner. en el coupant grossiérement. Mettre dans un bol mixer.
3- Peler l'ail, en réserver 8 entières.
4 - Peler les tomtes et les épépineés. Emincer finement.

Mélanger ces ingrédient dans un bol mixer et réduire en purée lisse.
Faire chauffer la moitié de l'huile dans une casserole, ajouter les graines de moutarde, dès qu'elles crépitent ajouter les feuilles de curry. Incorporer la pâte de piment et saler, laisser mijoter sur feu doux quelques minutes aux petts frémissement.
Attention aux odeures pimentées!! ouvrez les fenêtres et sortez de la cuisine.
Ajouter l'ail entier et le vinaigre, prolonger la cuisson au petit feu 10 minutes environ.
Retirer du feu et ajouter le reste d'huile.
Garder au frais bien fermé pendant quelques jours.

Deux idées de jus

Et pour changer du Lassi coloré (plusieurs recettes sur ce blog) et du Chaî à servir en fin du repas (recette ici), voici deux idées de jus frais très appréciés (dans la cuisine Marocaine également!)

Jus_de_citron_vert Jus_d_orange_sanguine
     Jus de citron vert et Jus d'orange sanguine

Pour le jus de citron vert :
2 citrons verts
2 grands verres d'eau
Sucre à volonté

Presser les citrons puis ajouter de l'eau et le sucre.
Ce jus doit être bien sucré et frais.

Pour le jus d'orange sanguine :
4 jus d'oranges sanguines
Sucre à volonté

Presser les oranges sanguines puis ajouter le sucre.
Pour ma part, j'en bois sas sucre car je les trouve bien sucrés.

Moong Palak

Enfin, le plat de résistance (oui le reste c'était du léger)! Je trouve que la photo n'est aps très réussi, le jaune obtenu était plus foné et prononcé mais bon ça ne gâche en rien le goût authentique de ce plat végétarien parmi les plus grands mets de dhals. J'ai choisi les Moong dhal sans peau, ils sont jaunes et de petites taille. En Français, on peut trouver le nom de pois cassé ou d'haricots- mais sans peau -.

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Curcuma se dit Haldi en Hindi
Assa-Foetida se dit Hing en Hindi

250 g de moong dhals
180 g d'épinards frais
1 gros oignon
1 c. à café de pâte d'ail
1 c. à café de pâte de gingembre
1 petit piment vert frais
1 c. à café généreuse de curcuma
1 c; à café généreuse de cumin moulu
1/2 c. à café de fenugrec
1/2 c. à café de graines de moutarde brune
1 pincée d'Asa foetida
Poivre noir et sel
Ghee

Rincer les moong dhals et faire tremper dans de l'eau pendant 30 minutes.
Rincer plusieurs fois jusqu'à ce que l'eau devienne transparente - 4 à 5 lavages.
Mettre dans un 1/2 L d'eau avec un peu de sel et faire cuire 20 minutes.
Faire chauffer le ghee, ajouter les graines de moutarde, le fenugrec, l'oignon émincé, la pâte d'ail et de gingembre et enfin le piment coupé en 4 ou en 2. Laisser suer. Ajouter le cumin puis le curcuma.
Adjoindre le moog dhal, arroser d'eau et une pincée d'asafoetida,
faire cuire 10 minutes.
Ajouter les épinards coupés grossièrement ou juste en deux. Faire cuire à peine 8 minutes.
Ecraser quelques dhlas contre la paroi du faitout pour épaissir la sauce.

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Astuces :
- Ne faites pas trop cuite les épinards au risque qu'ils perdent cette belle couleur verte, quelques minutes suffisent.
- Asa foetida est certes puant mais il perd sa forte odeur pendant la cuisson, n'ayez crainte. Je vous en parlerais un jour (oui je sais j'ai du retard sur la runrique "Racontes moi une épice")
- Il m'arrive de tout faire cuire en même temps en faisant revenir l'oignon et les épices puis j'arrose d'eau et ajoute le dhals, les épinards sont ajoutés qu'à la fin sinon je n'en mets pas.

Mes autres recettes de dhals :
Dhaal au riz safrané
Moong Dhal

Mes autres recettes de Palak :
Curry d'agneau au palak - Lamb ou Ghost palak
 

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Allez visiter les deux recettes de Pscale, ça passe juste ici (clic)

On vous présentera les desserts une prochain fois.

Quant à moi, je vous donne RDV pour de nouvelles recettes indiennes : Crevettes à la mangue, Crevettes au concombre amer, Chapati, Pakora aux épinards, mini pakora et chutney à la coriandre (spécial fête Holi)Payassam et Keer (spécial film "taare Zaamen paar"), Poulet aux feuilles de fenugrec, Poulet à la cardamome. Et oui on est gâtés à la maison, mes invités aussi.

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30 septembre 2007

Millefeuille à l'indienne pour Dominique

Vous les connaissiez sucrés ? Les voici en version salée... et vice versa », chez Tana Editions. Un livre qui a inspiré Lolotte pour son jeu « Quand le sucré devient salé et vice versa ». Nombreuses personnes le confondent avec le jeu « Le sucré s’invite chez le salé » lancé depuis déjà un an ! « Quand le sucré devient salé et vice versa » n’est pas « Le sucré s’invite chez le salé », chacun porte bien son nom et leurs objets sont différents.

Dominique du blog de cuisine plurielle a gagné la dernière édition  avec un surprenant Tiramisu, elle organise alors cette édition autour des millefeuilles en version salée.

J’hésitais entre deux versions imaginées mais le jour J j’ai réalisé toute une autre qui n’avait rien à avoir avec ce qui était prévu !!!! C’est ça aussi les jeux culinaires on se surprend soi-même du début à la fin. Quand on parle de millefeuilles, le dressage et le montage est déjà indiqué et clair, reste alors à imaginer el contenu et là ce n’est pas une simple affaire, on se laisse tenter par tout type de sauce, d’ingrédients, de mélanges… Pour ma part, l’inspiration indienne était très présente ce jour là pour l’offrir à Dominique qui part bientôt en Inde (sans moi, ce n’est pas juste !! je te remercie tout de même).

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Pain Chapati ( recette à venir )
4 grosses Pommes de terre
1 Oignon
gousse d'ail
6 feuilles de curry
Quelques feuilles de coriandre
1 c. à café de curcuma
1/2 c.à café de cumin
1/2 c.à café de gingembre
Sel, Poivre
Huile neutre

Faire chauffer l'huile
Ajouter l'oignon émincé, l'ail pilé et les feuilles de curry
Ajouter ensuite les épices et faire revenir 2 minutes
Incorporer les pommes de terre coupées en cubes
Arroser d'eau à hauteur du légume et laisser bine cuire, il faut que la pomme de terre soit fondante
Retirer du feu, ajouter la coriandre émincée
Ecraser à l'aide d'une fourchette jusqu'à l'obtention d'une purée compacte.
Découter des rectangles de chapatis chauffé
Dresser telle une mille-feuille en égalisant bien les bords
Décorer avec un mélange 1/3 curcuma - 2/3 cumin

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19 septembre 2007

Cheese nan, enfin la véritable recette et technique en photos

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Quand on évoque la cuisine indienne, on pense systématiquement aux curries et aux épices. Ce qui n’est pas tout à fait faut mais certainement incomplet, on oublie alors les lentilles, les légumes, les fruits, le poisson, les variétés de riz et enfin les pains qui varient d’une région à une autre et constituent pour certains coins du pays un véritable repas.
Le nan est un pain du nord de l’inde, particulièrement au Punjab, que l’on cuit dans un four Tandoor bien spécial, sous forme de jarre en terre cuite (mélange de terre et de foin) et à l’ouverture étroite. On place du bois au fond du Tandoor puis on commence la cuisson une fois les flammes éteintes. De nos jours, on ne trouve alimentés au gaz. Le nan et autres pains cuisent aux parois du four.

On voit pas mal de recettes de nans sur Internet avec des méthodes de réalisations différentes et surtout adaptées aux moyens que l’on dispose. C’est ainsi que le nan a perdu son authenticité pour être assimilé à un simple pain-galette cuit à la poêle ou au four. De plus le cheese nan est une variante très répandu en Europe alors qu’en Inde le nan est consommé nature parsemé de graines de Nigelle (clic), et parfois garnie d’ail, de quelques épices ou légumes.

3 tasses de farine blanche
1 tasse d’eau (+ 1/2 si besoin)
3 bonnes c. à soupe d’huile neutre
3 bonnes c. à soupe de yaourt nature
1 c. à café de sucre
1 c. à café de sel
1 c. à soupe pleine de levure boulangère déshydratée
1 bonne pincée de levure chimique ou de bicarbonate de soude
Portions de fromage à tartiner  « la Vache qui rit » ou autre marque (mais pas du light !!)
Ghee (ou du beurre doux)

Utilisez la même tasse (un mug c'est bien)
Tout dépend de la qualité de vos ingrédients et de la méthode utilisée. Il est possible d'ajouter de l'eau si la pâte est dure ou inversement de rajouter de la farine si la pâte est collante. Le ptérissage est très important pour que la pâte soit souple et homogène. La levée est également importante pour avoir une bonne mie.

Commencer par faire diluer la levure boulangère dans un peu d’eau tiède et laisser prendre 15 minutes.
Mettre la farine dans un saladier, ajouter le sucre, le sel et la levure chimique puis mélanger le tout
Faire un puits et y verser l’huile, le yaourt la levure boulangère et l’eau. Travailler la pâte et la pétrir pendant 15 minutes environ. Ajouter un peu d’eau s’il le faut ou de la farine en fonction de l’absorption, il faut que la pâte soit très souple pour que le nan  ne soit pas compacte.
Former des boulettes de la taille d’une mandarine
Laisser reposer 3 à 4 heures sous un linge propre à l’abri des courants d’air (c’est important)

Pendant le temps de pause, faire rouler les portions de fromage en simples boulettes puis les placer dans une assiette. C’est plus pratique et travailler ainsi.
Disposer également un peu de farine dans une assiette pour fariner au fur et à mesure le plan de travail et la pâte

Allumer le four au maximum puis y placer un tajine à l’envers ou un ustensile en terre de préférence (une brique, une assiette …) ou en fer épais et lourd et pourquoi pas une planche en bois. Cette méthode est très importante, le nan doit cuire dans un four chaud (et non pas à la poêle)  au contact d’un ustensile en terre ou autre matériau qui retient la chaleur.

Fariner le plan de travail et passer rapidement une boulette de pâte dans la farine
Aplatir un peu la pâte avec vos doigts ou au rouleau pâtissier
Disposer au centre une portion de fromage, renfermer puis reformer une boule parfaite
Aplatir de nouveau la pâte sur le plan de travail ou entre vos mains, j’avoue qu’il faut de la technique à ce stade car en l’aplatissant au rouleau ça risque de faire déborder le fromage, c’est mieux de la travailler à la main bien que ça demande un peu de pratique.

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Placer ensuite le nan formé directement sur le tajine très chaud, réduire le four à 200° et laisser cuire 10 à 20 minutes selon la taille de votre nan. Badigeonner de ghee avant à la sortie du four.

Déguster chaud et le jour même de préférence sinon le fromage n’est plus coulant bien qu’il reste fondant.
D’après mon amie Catherine, ça se congèle très bien.

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12 septembre 2007

Baigan Korma ou Aubergine Korma

Une larme coula le long de sa joue droite, toute flasque à cause de ces années passées, mais qui n’enlève rien à son charme. Cette larme devenait dense au contact d’une autre, formant ainsi une coulée d’eau brûlante de tristesse ! Ses yeux d’un noir gris se parèrent d’un voile humide et transparent qui divulguait une profonde immersion dans la passé. A cet instant précis je n’osais plus regarder cette femme indienne assise en face de moi dans le train. Elle avait une carrure enfantine, était vêtue d’un sari vert – orange, ornée discrètement de bijoux en or et portait des lunettes à monture épaisse. Ses cheveux cendrés attachés en chignon bas embellissaient son doux visage. Je baissa la tête et regarda mes mains jointes et hésitantes, je ne comprends pas… je ne sais pas quoi faire … je ne suis pas gênée ni embarrassée, juste émue …
On revenait de la fête du Dieu Ganesh, un événement qui m’avait un peu fragilisé par sa magie … et je n’étais pas la seule. Ses larmes devenaient de plus en plus fluides accompagnée d’un petit gémissement ambigu. Je la regarda de nouveau au coin de l’œil, elle avait ôté ses lunettes pour éliminer solidement ses pleures de son visage. Je leva alors la tête vers son fils assis à sa droite, son bras long enveloppait les épaules émaciés de sa mère. Je l’ai senti triste … comprenant ce qui se passait mais ne sachant pas quoi faire… « Ça va madame ? », avais-je dis sans y avoir réfléchi, instinctivement j’ai voulu être proche de cette femme, sa tristesse était si touchante que je ne pouvais ignorer la vie de ces personnes assises devant moi, dans ce wagon rempli d’indiens. Elle échangea quelques mots en hindi avec son fils tout en me regardant avec hésitation. J’ai regretté à cet instant d’avoir posé la question qui a peut être intimidé cette femme indienne. J’ai regretté à cet instant ma présence qui sans doute avait gêné la famille durant cette circonstance. Le fils à la moustache bien taillée m’adressa tout à coup la parole, d’un accent hésitant mais charmeur : «Le pays lui manque beaucoup » L’inde lui manque, voilà donc la peine de cette grand-mère nostalgique, une peine qui me toucha profondément. « Ça fait deux années qu’elle est chez nous en France » répliqua-t-il d’un air triste et impuissant à la fois. Sa terre où elle a vécu toute sa vie lui manque. Son cœur était déchiré par cet éloignement si dur ! Cette distance si pénible ! Mes yeux humides n’arrivaient pas à cacher ma peine, d’un geste tendre j’ai avancé délicatement mon corps vers cette femme, j’ai hésité à lui prendre sa main, à lui tendre la mienne. J’étais désarmée, comprenant ce qui se passe mais ne sachant pas quoi faire. Mes mots timides n’ont pas apaisé ses maux, ma présence n’a pas soulagé sa peine … La coulée d’eau brûlante de tristesse s’estompait, une dernière larme coula le long de sa joue droite, toute flasque à cause de ce présent loin de sa terre. 

L’homme quitte la terre mais la terre ne quitte pas l’homme !!

En souvenir de cette rencontre humaine, j’offre ce billet à cette grand-mère indienne vêtue d’un sari aux couleurs de sa terre.

Korma d'Aubergine ou Aubergine Korma

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La consistance est parfaite ni liquide ni trop épaise.
Fondante et crémeuse à souhait

Des petites aubergines (ou 2 normales)
1 gros oignon
1 boîte de lait de coco
1 bonne poignée généreuse de noix de cajou
1 c. à café de gingembre pilé
1 c. à café d’ail pilé
6 Feuilles de curry
6 cardamomes vertes
1 bâton de cannelle
1 c. à café de cumin en graines (ou moulu)
1 c. à café de coriandre moulu
½ c. à café de paprika ou de curcuma (en fonction de la couleur désirée)
1 piment vert doux
Ghee ou huile neutre

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Astuces et conseils :
- Choisissez les aubergines fermes et brillantes
- Vous pouvez mettre des noix de cajou, des cachauèttes ou des amndes, à vous de voir
- Pour un korma vert, ajouter du persil et de la coriandre généreusement dans le plat. Pour un Korma jaune, mettez une cuillère à soupe de curcuma. Pour un Korma rouge orangée, mettez une cuillère à soupe de paprika. La quantité de l'épiceva déterminer l'intensité de la couleur.
- Pour avoir une aspect et une consitance liquide, faire moitié lait de coco moitié eau et ne pas faire cuire trop longtemps. Personnellement je le préfére épais.

Comment procéder :
Faire chauffer un peu de ghee ou de l’huile, y plonger les aubergines coupées en petits morceaux. Les faire revenir jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Retirer à l’aide d’une écumoire et réserver sur du papier absorbant.

Dans le même ustensile, faire éclater les épices : piment vert coupé en deux et débarrassé de ses graines, feuilles de curry, cardamomes, clous de girofle, bâton de cannelle, cumin et coriandre pendant 1 minute. N'hésiter pas à écraser la cardamome contre les parois de votre faitout pour qu'elle dégage ses graines.

Ajouter l’oignon émincé, le gingembre et l’ail pilés. Dès que l'oignon est caramélisé, ajouter les morceaux d’aubergines et mélanger harmonieusement. Ajouter la paprika, le sel et le poivre ainsi que les noix de cajou moulu grossièrement sans les rendre en poudre. Mélanger et compter 2 minutes environ.

Ajouter le lait de coco entièrement et mélanger une fois. Laisser frémir la sauce qui va s’épaissir naturellement au bout de 8 à 10 minutes. Si vous voulez une sauce plus liquide ajoutez un peu d’eau. Personnellement je préfère mon Korma un peu épais.

Une variante :
Il est possible de mixer les épices (hors cannelle et cardamomes), les noix de cajou, l’ail et le gingembre ensemble pour obtenir une pâte que l’on ajoute directement aux aubergines. A noter que les épices rendent leurs meilleures saveurs quand elles sont chauffées à sec ou dans un peu de matière grasse. Même en faisant une pâte à Korma, je vous recommande de les faire éclater avant de les mixer, ce qui peut être long également !

Déguster avec du riz et/ou du pain indien. Pour les non végétariens ou les mateurs de viandes, accompagner de plat de viande blanche juste saisie au poivre ou de boulettes de viandes hachées par exemple.

Ce plat est tout aussi bon le lendemain (même meilleur).   

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20 août 2007

Parippu vada : palets indiens aux pois chiche

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A chaque fois que je me rend au Little India à Paris (Gare du Nord- La Chapelle) pour mes achats nécessaires à la réalisation de plats indiens, je m'arrête aux petits restaurants pour acheter des vada ou autres délices faits maison, ces restaurants "locaux" où ça ne parle qu'Hindi ou autre langues d'Inde, c'est l'occasion pour moi de papoter avec les vendeurs et aux clients qui sont souvent là pour cette ambiance bien particulière. Ma curiosité a été jusqu'aujourd'hui bien accueillie bien que la langue puisse être un handicap parfois, on essaie de communiquer avec les mains, les expressions du visage, un peu à l'indienne :) Heureusement que je connais le nom de certains ingrédients et plats en Hindi, ainsi j'arrive toujours à me faire comprendre et en bonus un ingrédient nouveau, une recette dévoilée ou une astuce avouée. Mais cette recette de Parippu Vada je en l'avais pas.

Heureusement que les rencontres font qu'on découvre et qu'on échange des recettes bien précieuses. Ma dernière rencontre date de quelques semaines, plus exactement au pique-nique parisien organisé par Dorian et Marie. J'ai pu déguster des Vadai, oupss des palets indiens faits maison...hein je veux dire fait par un bloggueur qui n'est pas indien (enfin d'origine) mais pour qui la cuisine indienne est une tendre passion, tout aussi magique que ces films à l'eau de rose. Allez ne cherchez pas loin, il n y a déjà pas beaucoup de mâles bloggueurs et encore moins ceux qui expriment si tendrement leur passion pour Bollywood. Dorian, c'est bien lui. Ils nous a fait goûter ces palets indiens lors du pique-nique. Quand je les ai vu défiler j'ai de suite su qui était le coupable enfin the "héro", j'allais enfin avoir la recette (une des recettes variantes). je n'ai pas osé la lui demander ce jour là mais l'envie ne manquait pas. J'avais qu'une hâte, lire son billet racontant la rencontre et ces palets indiens. Je savais qu'il n'allait pas trop tarder à en parler.
Mais la recette de Dorian contient des lentilles noires, un ingrédient qui manquait ce soir là dans ma cuisine, je n'allait tout de même pas attendre ma virée au little india prévu une semaine plus tard!! ah NON!!!! D'un clic et après quelques mots d'échanges, Dorian m'a indiqué la recette de Charline qui me convenait très bien, j'avais tous les ingrédients et surtout l'envie!!!

Voici des Parippu vada ou des "palets" à base de pois chiche appelés Chana dal ou d'autres légumineuses. Je me suis inspirée de la recette de Charline et de Dorian. N'hésitez pas à aller voir leurs réalisations respectives.

250 g de Chana dal (petit pois chiches)
1 gros oignon rouge
10  feuilles de curry (clic)
1 piment vert et 1/2 piment rouge (selon le goût)
1 morceau de gingembre frais de 2 cm environ
1/4 c. à café d'asafoetida en poudre (Facultatif - j'en parlerais bientôt, c'est une résine)
1 c. à café de fenouil en graines
1/2 c. à café de cumin en poudre ou en graines
Sel à volonté

Mettre à tremper le chana dhal dans un grand volume d'eau pendant au moins 2h, ou toute une nuit.
Filtrer et bien essuyer à l'aide d'un torchon pour éliminer l'eau, c'est important sinon la pâte sera liquide.
Réserver environ 2 c. à soupe de dhal. Mixer le reste dans un mixer avec l'oignon et le gingembre jusqu'à l'obtention d'une pâte grumeleuse, normalement il ne faut pas ajouter d'eau pour cela. Ajouter ensuite les piments émincés, les feuilles de curry entières, le fenouil, le cumin, l'asafoetida et le sel. Mélanger et ajouter le reste de dhals entiers. On obtient alors une pâte harmonieuse et collante. Il est difficile de doser le sel car une fois cuits ils ne sont pas très salés, rectifier l'assaisonnement avant la cuisson.
Former des boulettes de la taille d'un abricot moyen puis l'aplatir pour obtenir une petite galette ou un palet d'un rond parfait, ajuster les bords.
Faire chauffer de l'huile normale dans une poêle ou un mini wok d'environ 2 cm). Faire glisser les vada formés dans le bain d'huile chaud mais pas fumant, faire frire des deux côtés, c'est prêt quand c'est bien dorés ou bruns.

Voilà, une recette indienne bien appréciée partout. N'hésitez pas à la réaliser c'est facile bien que ça demande des ingrédients "exotiques" et un peu de technicité. Pour trouver ces produits, rendez vous aux épiceries indiennes (Paris ou grandes villes) sinon on trouve tout sur Internet maintenant.

Je profite de ce billet "indien" pour vous parler du dernier film "Ghandi ma father", une vraie perle!!! avec Akshaye Khanna, Darshan Zariwala, Shefali Shah, Bhoomika Chawla. Pour plus d'informations, visitez le site officiel (pensez à mettre le voulme)

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Posté par Minouchkah à 18:15 - p. Cuisine Indienne - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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