11 novembre 2009
Rumsteack et son écrasé de panais aux saveurs Thaï
Allez, on va se régaler avec cette assiette à la réalisation facile mais aux saveurs explosives ! Le genre de recette à priori simple puisqu’on prépare un écrasé de légume, on fait cuire un morceau de viande à part et on arrose de sauce… à priori… Détrompez-vous, cette recette est bien plus œuvrée qu’elle en a l’air.
Tout son cœur se trouve dans le condiment qui met en lien les arômes, éveille les sens et joue la contre-balance des saveurs. Le vinaigre va bien avec le sucré du panais, le gingembre et l’ail forment un duo pour donner de la texture et de la fraîcheur, le piment donne du pep’s, la coriandre apporte du vert, du frais et du croquant, les graines de sésame croustillent et flagornent l’huile de sésame… Tout l’axe de la recette réside dans ce condiment parfumé à souhait. Ainsi, un simple écrasé de panais et un simple pavé de rumteack se voient pétiller dans une enchevêtre de saveurx et de textures.
Je me souviens de la première bouchée, j’ai de suite fermé les yeux et laisser mon palais apprécier tout un éclatement de petites choses… ça sent bon, ça chatouille, ça frémit… ça fait plein de petites sensations en bouche, tout à fait plaisantes qu’on a envie de reprendre une autre bouchée.
Pour 2 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 20 min
Pour le Rumsteack :
2 Rumsteack
Sel et poivre du moulin
1 c. à café d'huile d'arachide
Pour l'écrasé de Panais :
4 panais
2 petites pommes de terre
4 c. à soupe de lait
1 c. à soupe de beurre
Quelques pincées de noix de muscade
Pour le condiment :
Quelques feuilles de coriandre
1 morceau de gingembre de 2x2 cm
1 gousse d'ail
2 piments rouges Thaï
2 c. à soupe de sauce de soja claire
2 c. à soupe de vinaigre de riz blanc
2 c.à soupe d'huile de sésame
1 c. à soupe de sauce Nuoc-mâm
Graines de sésame
Poivre du moulin
Sel
Laver les légumes, les éplucher puis les tailler en gros morceaux. Faire cuire à la vapeur environ 25 min
Les passer au moulin à légume ou les presser à l'aide d'un presse-purée. Ajouter la muscade, le sel, le lait et le beurre. Mélanger puis réserver.
Saler et poivrer le Rumsteack puis faire cuire dans un peu d'huile d'arachide, 4 minutes de chaque côté pour une cuisson saignante.
Pendant ce temps, mélanger dans un bol lasauce de soja, la sauce Nuoc-mâm, l'huile de sésame, le vinaigre de riz, le gingembre et l'ail pilé, le piment débarassé de ses graines, le poivre, le sel et les feuilles de coriandre sans les émincer. Si le condiment n'est pas assez liquide, ajouter de l'huile ou de l'eau tiéde.
Sur chaque assiette mouler l'écrasé dans un cercle et disposer dessus le Rumsteack coupé en biais.
Arroser généreusement de condiment et servir aussitôt.
Une autre recette à base de panais :
Soupe de panais aux moules (clic ici)
28 août 2009
Sindhi Murgh, poulet mijoté aux épices à la mode du Sindh
Succlent ! Divin ! Terrible ! ... Je vous ai assez mis l'eau à la bouche ?! Alors attendez de lire la liste des ingrédients et la promesse goûteuse qu'ils donnent à ce plat !
Ce plat est parfait pour les amateurs de la bonne cuisine Indienne, la vraie, la véritable au bon choix des mélanges d'épices maison, au juste équilibre de ces graines et poudres qui vous transportent ! Cette cuisine qui ne conjugue pas seulement les épices et les ingrédients de qualité, mais se veut technique et recherchée dans son mode de préparation. Chaque étape de mixture, d'ajout d'ingrédient, de marinade et de cuisson est justifiée, la preuve avec cette recette riche en épices et en procédé de confection. C'est une tuerie ce plat... mais qui nous veut du bien, car il associe du poulet aux épices bénéfiques (le curcuma, le gingembre, le cumin, le poivre...), avec du laitage, de l'ail régulateur de la tension artérielle, le tout avec peu de matière grasse contrairement à ce qu'on pourrait croire.
Murgh signifie poulet en hindi, mais que veut dire Sindhi ? Le Sindh est l’une des quatre provinces du Pakistan. Il est entouré du Balouchistan à l'ouest et au nord, du Panjâb et du Rajasthan indien à l'est. Il est bordé au sud par la mer d'Oman et le Rann de Kutch. C'est dire la richesse culturelle de cette province de part sa géographie et son histoire lointaine. Dans cette province, la cuisine vaut le détour avec des mariandes onctueuses, un choix d'épices fraîches et des aromates parfumés. Une cuisine de dhals, de céréales, de volailles, d'agneau, de chèvre, de riz, de pains et de légumes... Une cuisine métisse entre l'Indienne et la Pakistanaise, alors forcément je suis sous le charme !
C'est ainsi que je voulais proposer la recette d'aujourd'ui à Josiane de "Rêves de tables", aux magnifiques couleurs et aux belles idées qui font la différence ! Chaque table est décorée avec harmonie et tendance, les petits détails qui ajoutent du grand charme ! Allez feuilleter ce joli blog mais attention, vous en serez accro. Découvrez aussi son billet pour mon blog, vraiment séduisant !
Pour 4 personnes
1 poulet (ou 4 pilons avec le haut)
4 oignons moyens
2 tomates moyennes
1 morceau de gingembre frais pilé de 2 cm
6 gousses d'ail
1 yaourt brassé nature
1 c. à café de curcuma moulu
1 et 1/2 c. à café de piment moulu
1 c. à café de garam masala
6 clous de girofle
8 graines de poivre
3 c. à soupe de menthe fraîche
1 c. à café de graines de pavot blanc
1 c. à café de coriandre en graines
1/2 c. à café de cumin en graines
2 c. à soupe de Ghee
2 c. à soupe d'huile
Sel
Réalisation :
Mélanger le yaourt avec le curcuma, le piment rouge, le garam masala et le sel. Y faire mariner le poulet coupé en morceaux pendant au moins 1 heure ou dans l'idéal une nuit.
Chauffer deux cuillères à soupe de ghee et d'huile, ajouter les clous de girofle, le poivre, le pavot, la coriandre et el cumin. Faire crépiter puis ajouter les oignons émincés et faire brunir.
Retirer du feu et laisser refroidir, puis verser dans un mixer et réduire en purée avec les tomates, l'ail, le gingembre et la menthe.
Chauffer le reste du beurre et d'huile, ajouter le poulet avec sa marinade et faire cuire jusqu'à ce que la chair du poulet prenne une belle couleur dorée.
Ajouter la pâte aux oignons et une tasse d'eau puis ramener à ébullition. Couvrir et laisser cuire.
Servir avec du riz basmati.
Source : L'art de la cuisine Indienne de Rocky MOHAN
21 août 2009
Dombrés de tourteaux
Je vous ai déjà parlé de ce plat Antillais si crémeux et consistant, on en fait habituellement aux crevettes (clic ici pour voir la recette) ou avec des lentilles ou des haricots rouges (clic ici pour voir la recette) agrémentés de salaisons de cochon. Un régal pour les amateurs de plats en sauce prometteurs d'évasions.
Les dombrés sont de petites boulettes de pâte de la taille des gnnochis, que l'on jette dans une sauce tomate aux aromates classiques d'une cuisine antillaise : ail, cives, clous de girofle, thym... Les dombrés cuisent délicatement en s'imprégnant des parfums relevés, et épaississent la sauce pour la rendre bien consistante. J'en raffole !!!
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min
Pour la pâte à dombrés :
200 g de farine
100 ml d’eau tiède
Sel
Pour la sauce :
2 tourteaux (morts!)
1/2 botte de cives (oignons pays)
1 oignon
2 cuillères à café de concentré de tomate
6 clous de girofle
2 feuilles de bois d'inde ou de laurier (clic)
2 gousses d’ail
Quelques brins de Thym
1 piment antillais
½ cuillère à café de poivre de Jamaïque (bois d'inde) moulu
¼ cuillère à café de poivre moulu
Sel
Huile
Parfois je rajoute une petite carotte coupée en petits morceaux.
Dans une marmite, faire chauffer un peu d’huile et y faire suer les cives et l’oignon émincés. Ajouter le thym, le bois d'inde ou le laurier, l’ail pilé, les clous de girofle et le poivre de Jamaïque. Mélanger et laisser mijoter deux minutes. Incorporer les tourteaux coupés en deux et le concentré de tomates puis laisser prendre encore deux minutes.
Arroser d’environ un litre d’eau, saler, poivrer et maintenir sur feu moyen.
Pendant ce temps, préparer les dombrés en mélangeant la farine, le sel et l’eau tiède. Former une belle pâte qui doit être souple. Prélever une petite quantité de pâte de la taille d’un pois chiche et l’enrouler pour avoir une petite boulette.
Plonger les dombrés dans la sauce, mélanger délicatement avec une cuillère en bois pour éviter que ça ne colle en bas. Faire cuire 20 sur feu moyen. Ajouter le piment antillais et poursuivre la cuisson de 10 minutes toujours sur feu moyen et sans mélanger. La sauce doit être épaisse et crémeuse.
20 mai 2009
Sablés apértifs aux anchois
Ces temps ci, j'ai l'impression que le temps fond comme une glace au soleil, pourtant le beau temps n'est pas vraiment au rendez-vous. Ce qui est au rendez-vous est cette course aux projets qui se contuisent et se concrétisent, d'autres qui mûrissent petit à petit et certains qui attendent des jours heureux! De ce fait, je néglige mon blog, la visite de vos blogs et la réponse aux mails. Pas de panique, les recettes sont programmées pour au moins jusqu'à début juin, ensuite viendra le temps d'une pause dont je vous parlerais bientôt.
Pour une 20e de sablés
Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 10 min
100 g de farine
100 g de beurre doux
80 g d'anchois au sel
2 c. à soupe de fromage râpé
1 c. à soupe semoule très fine
1/2 piment rouge débarrassé de ses graines
2 c. à soupe d'eau
Dessaler les anchois en les passant sous l'eau. Essorer à l'aide d'un papier absorbant puis les découper en petits morceaux.
Dans un saladier mélanger à la main la farine, la semoule fine, le beurre froid coupé, le fromage râpé, le piment rouge, l'anchois et l'eau
Sabler, former une boule de pâte, l'envelopper dans un film plastique et garder au frais 30 min (ou plus).
Préchauffer le four à 180°C.
Aplatir la pâte à l'aide d'un rouleau pâtissier et découper des pièces selon l'envie.
Enfourner 10 minutes. Laisser refroidir.
Conserver 2 à 3 jours dans une boîte en fer.
Mes autres recettes de biscuits apéritifs :
Fingers à la farine de maïs (clic)
Sablés aux crevettes séchées et piment d'Espelette (clic)
22 avril 2009
Poulet Yassa ou Yassa poulet (Sénégal)
J’ai envie d’aller faire un petit tour du côté du Sénégal, j’en ai bien envie … Tous ceux qui l’ont visité m’en ont parlé en bien, qu’ils ont aimé sa chaleur, sa culture, son passé, ses gens, ses villages, ses cuisines… Oui, une cuisine riche malgré les apparences et qui en a inspiré bien d’autres comme la créole. J’apprécie particulièrement ses plats en sauce, son poisson frit, sa cuisson de riz et d’autres céréales … mais je ne m’aventurerais point dans la confection de ses desserts ou pâtisseries, j’ai bien du mal à les apprécier !
En attendant de faire ce voyage, j’invite le Sénégal chez moi le temps d’un repas.
Pour réussir du Yassa avec une si jolie couleur brune, il faut faire griller le poulet au préalable avant de l'incorporer à une sauce épaisse d'oignons, de moutarde et d'ail. Le secret réside aussi dans l'ajout de jus de citron quelques minutes en fin de cuisson.
Pour 4 à 6 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 40 min
1 poulet de 1,5 kg
1 kg d'oignons
3 citrons
1 piment antillais (piment Habanero)
4 grosses gousses d'ail
2 c. à soupe de moutarde
2 c. à soupe de vinaigre
4 c. à soupe d'huile d'arachide
Sel et poivre
Couper le poulet en 6 ou 8 morceaux et le mettre à mariner dans le jus de deux citrons et un peu de sel (si le poulet est très frais - du jour- ajouter un peu de vinaigre)
Faire chauffer l'huile d'arachide et y faire surer les oignons coupés en lamelles. Dès qu'ils commencent à devenir translucides, ajouter le vinaigre, l'ail pilé, la moutarde, le sel et le poivre
Faire revenir environ 2 minutes puis arroser d'un petit verre d'eau et couvrir
Faire griller les morceaux de poulet (au grill ou à la poêlle sans matière grasse)
Ajouter le poulet aux oignons, mélanger délicatement et faire revenir environ 2 minutes puis arroser d'une petit verre d'eau, ajouter le piment et maintenir sur feu moyen 15 min
Arroser de jus de citron et retirer du feu
Servir bien chaud avec du riz blanc (cuit de préférence à la vapeur)
Pour que le piment Antillais n'éclate pas, maintenir sur feu doux ou moyen sans de gros frémissements, sinon le retirer au bout de cinq à dix minutes, juste le temps de parfumer la sauce.
03 avril 2009
Boeuf piquant au lait de coco (Thaïlande)
A la maison, tous les ustensiles sont bons pour déguster des petits plats. On se laisse bien séduire par un tajine de viande à même le tajine quand le Maroc s’invite à notre table; on ne chipote pas devant un plateau télé composé de restes ou de fromages; on voyage quand on plonge les mains dans un curry de légumes ou de dhals servis sur une feuille de bananier; on se croit sous le soleil quand ce dernier s’initie dans une assiette de Colombo, et parfois on arrive à apprécier une part de pizza ou un sandwich maison gentiment emballés dans une serviette en papier.
Ces derniers temps, nous avons adopté le bol pour apprécier sa profondeur dissimulant des saveurs d’Asie… ou peut être que j’ai tout simplement adopté la cuisine Asiatique qui me cache de belles surprises !! On peut tout mettre dans un bol, un grand bol de préférence qui peut recevoir avec appétit n’importe quelles baguettes venant l’explorer. Un peu de riz au fond, arrosé d’une sauce crémeuse à souhait ; des nouilles en guise de nid douillet pour une viande aigre-douce, des pâtes de riz baignant dans un bouillon fumant, très fumant et parfumé ; des crudités accompagnées de vermicelles transparentes et de petits nems croustillants … Le bol est généreux, je l’ai adopté.
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 15 min
500 g de beouf (Bifteck, à fondue...)
200 ml de lait de coco
1 poivron rouge
1 carotte
2 échalottes
4 piments rouges forts
2 brins de Basilic Thaï
1 morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce
1 morceau de Galanga frais de la taille d'un pouce
4 à 6 racines de coriandre
4 gousses d'ail
2 c. à soupe de sauce Nuoc-mâm
2 c. à soupe de sauce Soja claire
Sel, poivre
4 c. à soupe d'huile d'arachide pour moi)
(Vous pouvez trouver ces produits sans problème en boutiques asitaiques)
A préparer 15 min avant de passer à table.
Mettre l'ail, le gingembre, le galanga, 3 piments débarassés des graines dans un mortier et piler l'ensemble en une jolie pâte.
Faire chauffer l'huile dans un wok (veiller à huiler les bords du wok), y verser la pâte de gingembre.
Incorporer le boeuf coupé en petites bouchées de 2 cm environ, mélanger et faire rissoler 5 min sur feu très vif.
Ajouter le poivron coupé en cubes, la carotte coupée en rondelles et les échalottes émincées, faire revenir 2 à 4 min toujours sur feu vif.
Verser la sauce Soja, le Nuoc mâm, le 4e piment entier, saler et poivrer, mélanger de manière ample.
Verser la moitié du lait de coco, mélanger pour former un mélange harmonieux puis verser le reste et laisser mijoter 2 min.
Retirer du feu, ajouter les feuilles de basilic Thaï et servir dans un bol sur un lit de du riz nature.
30 mars 2009
Rolls : batônnets panés Indiens
Avant de vous raconter une histoire, j'aimerais m'assurer que vous êtes bien assis et que vous ne serez pas dérangés ... Ok, on peut y aller? On y va ...
Tout commence par le mariage de Taani (Anouchka) et Surinder SAHNI (Shahrukh Khan) dans un contexte difficile et douloureux ! Je suis séduite par le début de l’histoire qui démarre fort par un mariage sans festivités, un évènement qui marque souvent la fin des (quelques) films Bollywoodiens; on se rencontre, on a le coup de foudre, on fait face au désaccord de la famille, on se bat et ça finit bien avec un sari rouge et du riz renversé au bord de la porte !! Mais Rab Ne bana Di Jodi ne montre rien de tout ça, il nous dévoile la vie après un mariage subi, imposé, mais pas que ...
Surinder SAHNI, un homme ordinaire, discret, fade et réservé âgé de 40 ans, marié à Taani, jeune de 16 ans, charmante, flamboyante , vivante et joyeuse, elle est tout son contraire. Taani lui dit clairement qu’elle ne pourra jamais l’aimer !!! Leur quotidien est fade, silencieux, rempli d’ennuis.
Tanni qui aime danser, veut donner du piquant à sa vie en s’inscrivant dans un groupe de danse. Elle y rencontre Raj, charmant et charmeur, qui n’est autre que son mari Surinder. Le coup de foudre frappe entre Raj et Tanni, cette dernière ne se rend pas compte de la véritable identité de Raj, son mari relooké. On le voyait venir, on est ravis pour elle qui revit, on a mal pour Surinder qui joue avec le feu… Le couple va de plus en plus mal sous le même toit mais sur la piste de danse, sans se connaître, ils vivent une belle rencontre.
Taani devra choisir entre deux hommes qui ne sont qu'un !!!
RNBDJ est sorti en France le 12 décembre 2008
Le film est une belle histoire chargée d’humour, de rires, de larmes, de danse et d’amour. J’ai été absorbée par leur ennuyeuse vie, transformée par la danse et la dangereuse rencontre, éblouie par le miracle de l’amour après le mariage ! J’ai adoré le scénario aux notes dramatiques et comiques à la fois, j’ai aimé le silence de certaines scènes, le jeu des acteurs, la beauté du visuel même après trois visualisations du film (et j’en redemande).
Shahrukh Khan est à croquer dans ce rôle de mari banal, le punjabi power !!! Il a prouvé encore une fois qu’il n’est pas juste une star mais un acteur digne de ce nom.
J'espère que ça vous a donné envie voir ce film.
Je supposer que le fait d'écouter une histoire vous a donné faim ! ça tombe bien, j'ai aussi une recette à vous raconter. Etes-vous bien assis, sans êtres dérangés ? On y va.
S'il y a un snack indien que j'aime tout particulièrement, ce serait les Rolls. C'est le nom qu'on leur donne dans les restaurants indiens d'ici, pourtant, en faisant une recherche sur cette spécialité je ne trouve ri-en-de-tout, vraiment rien !!!
Quand je me rends au quartier indien à Paris pour mes courses ou tout simplement pour le plaisir, parfois les deux. Je termine ma ballade en passant dans un snack qui propose les meilleurs Rolls jamais goûtés ! Végétariens ou au boeuf, ils sont croustillants à l'extérieur et fondants à l'intérieur; pimentés, très pimentés; parfumés au Garam masala et aux feuilles de curry ... j'en rafolle !! J'en prends toujours un ou deux à déguster sur place avec un tchaï (thé noir au lait parfumé aux quelques épices dont la cardamome), et parfois quand je manque de temps, je lui demande de réchauffer un roll que je déguste sur le chemin du retour car ce délicieux snack n'attend pas, c'est ça la cuisine de rue !
Je vous disais donc, ma recherche sur le net et auprès des amis Indiens sur la recette n'ont pas abouties ... jusqu'au jour où j'ai réalisé les Vegetables Cutlets (clic ici pour voir la recette au complet), j'ai alors compris le procédé pour obtenir une farce fondante et une chapelure croustillante. Pour ce qui est des ingrédients qui la composent, il m'a suffit de quelques ballades au quartier indien, s'attardant à mon snack habituel à déshabiller chaque rolls dégusté !
Pour 8 rolls
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min
Pour la farce :
4 pommes de terre
1 tranche de Biftek (ou n'importe quel morceau de boeuf tendre et sans os)
Une 10e de feuilles de curry
1 à 2 piments verts forts débarassés des graines
1/2 c. à café de pâte d'ail
1/2 c. à café de pâte de gingembre
2 c. à café de Garam masala
1 c. à café de cumin en graines
1/2 c. à café de coriandre moulue
Sel et poivre moulu
Ghee
Pour la parure :
1 c. à soupe de farine
4 c. à soupe d'eau
Chapelure
Huile de friture
Peler les pommes de terre, les tailler en petits cubes et les faire cuire dans de l'eau salée
Dans une casserole, faire chauffer un peu de ghee, y faire revenir (dans l'ordre) l'ail, le gingembre, les feuilles de curry, le cumin, le piment coupé en petits morceaux, la coriandre moulue et 1 c. à café de Garam masala. Compter 1 minute
Ajouter la viande coupée en petits morceaux, mélanger, saler, poivrer et faire saisir 10 minutes Arroser de 4 c. à soupe d'eau et poursuivre la cuisson de 5 à 8 minutes
Égoutter les pommes de terre, écraser à l'aide d'une fourchette ou un presse purée puis incorporer à la viande, ajouter 1 c. à café de garam masala et mélanger l'ensemble, maintenir sur feu 4 minutes pour faire sécher l'ensemble
Laisser refroidir juste le temps de pouvoir façonner à la main
Faire chauffer l'huile de friture
Prélever un peu de farce et façonner un bâtonnet cylindrique
Plonger rapidement dans le mélange de farine et d'eau, passer dans la chapelure puis faire frire de tous les côtés.
Faire égoutter et déguster tièdes.
25 mars 2009
Rougail de saucisses (ïle de la Réunion)
« Salut Cindy,
Je sais que tu passes par ici de temps en temps, histoire de me lire et de saliver devant les plats épicées comme tu les aimes. Mais là où tu es maintenant ça doit aussi sentir bon le piment et les épices, toi qui ne manges jamais sans quelques larmes de piments confits dans ton assiette, ça doit pétiller l’éclat des fruits frais aux couleurs de l’arc-en-ciel, sauf que ces couleurs-là ont une sacrée odeur de sucré et de parfumé ! Là où tu vis maintenant, ça doit chanter dès le matin tôt, sans se soucier de la tombée de la nuit qui vient toujours promptement ici ! Le soleil, la mer même si là où tu es elle n’est pas si jolie que là où tu es née, la verdure, la montagne, le ciel, les couleurs, les gens oui les gens … ont sûrement une autre fragrance là-bas...
Je t’envie rien qu’à l’idée de penser à ça, je t’en veux aussi d’être partie si loin …t'es une grande veinarde... un petite alors... Ok je retire ce que j'ai dis... Non, finalement je ne suis pas si jalouse, je sais que ta nouvelle vie n’est pas si facile ni si joyeuse qu’elle me semble l’être... non je ne suis pas si triste que tu sois partie, je sais que ta porte me sera ouverte quand j’aurais l’occasion de visiter ton île, et saches que cette occasion est bien proche…
Tu me dis que t’as trouvé ta perle même si ce n’est pas évident au quotidien, ta famille et tes amis te manquent, les bons plans Parisiens te manquent, nos délires te manquent, tes projets ne sont plus les mêmes, t’es une autre personne et ça te fait peur … je te crois, je te comprends, les nouveaux départs ont toujours un goût sucré et acide à la fois, ton palais s’y habituera copine…
« Là où je suis, c’est loin du reste du monde et comme par hasard c’est maintenant que j’ai envie de faire le monde ! », m’as-tu dis dernièrement quand je t’ai parlé d’un week-end en Europe pour visiter et se changer les idées. Depuis, ta parole ne m’a pas quittée, moi qui veux faire et refaire le monde ! Le mini-monde où tu es comme un fruit, sous son air de sucré il peut s’avérer acide...
…...
Je t’embrasse ».
Pour toi Cindy, cette recette aux couleurs de l'île de la Réunion, ta nouvelle terre ...
Après une petite recherche, je n'ai pas réussi à trouver la saucisse de là-bas, celle de Montbéliard fait bien l'affaire... Tu ne m'en voudra pas copine ! Cette recette et ce conseil pour la saucisse je les tiens d'une copine aussi veinarde que toi, Pascale et ses idées vagues !! Veinarde parce qu'elle vient de là-bas, juste à côté, de Madagascar ... Parce qu'elle va là-bas souvent et ailleurs aussi, du côté de l'Inde !!
Rougail de saucisses :
6 saucisses fumés de Montbéliard
2 oignons
1 boîte de tomates concassées (sinon 3 tomates quand c'est la saison)
2 gousses d'ail
1 morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce
1 c. à café de curcuma (safran pays)
4 piments oiseau
Huile
Sel et poivre en graines (ou moulu)
Dans une marmite, faire chauffer un peu d'huile, ajouter les saucisses coupées en tronçons et les faire revenir jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur dorée. Retirer et réserver.
Piler l'ail, le gingembre, le piment, le sel et le poivre ensemble dans un mortier.
Dans la même marmite, faire chauffer un peu d'huile, ajouter la pâte d'ail, le curcuma puis les oignons coupés en fines lamelles, faire fondre le tout environ 3 minutes. Ajouter les tomates concassées et laisser compoter 5 minutes.
Incorporer les saucisses et laisser cuire 10 minutes, puis arroser de très peu d'eau et poursuivre la cuisson 10 minutes
Servir avec du riz blanc et du rougail de tomates bien frais.
Rougail de tomates :
2 tomates
1 petit oignon (de préférence oignon nouveau)
Gingembre frais
2 gousses d'ail
Quelques brins de ciboulette
Feuilles de coriandre
Citron vert
Sel
Couper les tomates en petits morceaux après avoir enlevé les pépins, émincer également l'oignon, la ciboulette et les feuilles de coriandre. Mélanger le tout dans un bol avec le sel, l'ail et le gingembre pilé. Arroser de jus de citron et garder 30 min avant de servir.
Le rougail se consomme le jour même.
06 mars 2009
Piments farcis au potimarron
C’est à croire que l’automne est déjà parti, voilà que l’hiver va lui aussi décamper d’une allure de lièvre, mais un peu têtu le lièvre quand même. Je guette l’arrivée du printemps par le ciel, par le sol, dans l’air, tout semble danser pour qu’il arrive vite, très vite, d’une allure de lièvre.
Mais à force de valser la danse de la pluie, pour qu’elle s’en aille, j’ai presque oublié pas mal de choses, un certain nombre de choses qui me reviennent une fois le temps passé. J’ai oublié que l’automne pouvait aussi être coloré aux teintes chatoyantes, parfumé aux notes naturelles qui sentent bon le bois, appétissant quand il offre toute une palette de produits aussi bons que beaux ! Non, je ne suis pas malade …enfin j’crois pas, et oui je suis un peu nostalgique quand je me rappelle cette saison orangée et croustillante par ses feuilles presque mortes. Alors, l’autre jour en ramassant quelques pommes de pin lors d’une ballade, j’ai cru entendre la voix des feuilles qui semblent renaître, le sol qui semble se refaire une beauté et le lac revivre tout doucement. C’est certain, le printemps approche mais tout bizarrement il fait naître en moi cette mélancolie de l’automne, je me suis demandé d’un air curieux si je ne virais pas éprise de cette saison, moi fille de l’été chaud et brûlant !
Je me sens infidèle à mes amours pour les saisons, une sensation toute bizarroïde et étrange qui ne me fait pas peur, non pas vraiment. Elle me rappelle tout simplement, et sans la moindre note de complexité, que tout comme les saisons, mes humeurs viennent et repartent, se ternissent et s’embellissent … c’est la vie comme dirait l’autre, et l’autre a tout à fait raison.
Alors voici une recette bien automnale, cuisinée l'automne dernier, de part le choix des ingrédients, le potimarron si marrant, les couleurs évoquant la nature entre le contraste vert et orangé. Deux ingrédients ont suffit pour imaginer cette recette d'accompagnement qui trouve sa place généreusement sur un table conviviale où tout se picore.
La rencontre de deux légumes qui n'ont rien en commun mais dont le résultat est vraiment réussi. Le piment, légume et pas une épice, joue gentiment le rôle d'enveloppe, apporte de la fraîcheur et du piquant à la fois, et charme la rencontre d'un subtile goût de frit qui lui va si bien. Le potimarron si présent et audacieux se décline en une purée épicée qui lui donne soudainement un air de gentil petit légume tout doux !
Pour 4 piments verts doux
4 piments doux
1/2 potimarron
2 gousses d'ail
1 c. à café de Garam masala
c. à café de cumin en graines
1/2 c. à café de gingembre moulu
Fleur de sel
Huile d'olive
Après avoir récupéré la chair du potimaron, la placer dans une casserole avec un peu d'eau salée et faire cuire jusqu'à ce qu'elle soit tendre. Égoutter, écraser en une purée et réserver
Dans une poêle, faire griller à sec les graines de cumin, ajouter le garam masala, le gingembre moulu, le sel et l'ail pilé. Additionner le potimarron et faire revenir en le mélangeant aux épices
Tailler les piments dans le sens de la longueur sans les ouvrir, retirer les graines (sinon les garder si vous aimez les sensations fortes) et farcir de purée de potimarron
Faire frire dans un peu d'huile d'olive et saler à la fleur de sel pour avoir du croquant
Servir en entrée avec une salade ou en accompagnement composé.
A défaut du piment, vous pouvez choisir du poivron doux.
19 décembre 2008
Fondant au chocolat et piment d'Espelette
Cette période de l’année justifie le fait qu'on soit plus gourmand que le restant de l’année; il fait froid, très froid, et les fêtes qui approchent à grand pas avec un parfum d’épices, un goût d'antan et des présentations les plus raffinées.
Ce fondant n’a rien de festif si ce n’est cette touche de bonhomme glacé qui l’habille d’un voile de neige. J’ai utilisé un pochoir en papier spécial neige de noël, le truc que l’on vend avec un spray de fausse neige pour décorer les fenêtres et les miroirs, pratique en pâtisserie, vous ne trouvez ?!!
Pour un fondant de 26cm
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 30 min
200 g de chocolat noir (j'ai utilisé du Nestlé)
150 g de beurre mou
80 g de sucre
20 g de miel (de fleurs pour moi)
20g de maîzena
5 oeufs
1 c. à café de piment d'Esplette
1 pincée de sel fin
Séparer les blancs des jaunes et les monter en neige avec la pincée de sel.
Blanchir les jaunes d'oeufs avec le sucre (le fouetter ensemble) jusqu'à ce que le mélange double de volume et blanchisse.
Ajouter le miel et mélanger.
Incorporer la farine en pluie et le piment d'Espelette, mélanger
Faire fondre le chocolat avec le beurre puis ajouter à l'appareil et mélanger.
Incorporer les blancs en neige en soulevant délicatement avec une spatule.
Mettre dans un moule beurré et enfourner 30 min à 160°
Laisser refroidir dans le four en maintenant la porte ouverte, puis démouler, décorer avec du sucre glace selon l'envie.
Ce fondant peut se conserver quelques jours dans une boîte bien fermée.
Ce fondant est très profond en goût entre la délicatesse du miel, le piquant du piment d'Espelette et la force du chocolat noir. J'ai adoré cette base improvisée du fondant classique et je sais que ce n'est qu'un début vers d'aures parfums et d'autres saveurs.








































