11 septembre 2009
Kebab Tabei : viande hachée braisée (cuisine Perse)
Il serait temps de vous parler d’une de mes cuisines du monde préférées, à vrai dire elle n’est pas qu’une cuisine du monde mais une cuisine dans le temps à travers des contes de fées, des cours royales, des batailles historiques, des familles de nobles mais aussi de paysans et de nomades… La cuisine Perse, aux reflets les plus impressionnants de toutes les cuisines !
D’après Neda Afrashi, auteur de mon livre fétiche « La cuisine Perse », les touristes Européens n’allaient guère au-delà des pays méditerranéens durant les trente dernières années. Ce n’est qu’en 1979 qu’ils commençaient à s’intéresser à l’Iran, après sa révolution à cette date (et maintenant aussi pour d'autres raisons qui me mettent hors de moi, mais je n'en parlerais pas ici). Cela me paraît récent, très récent quand on connaît l’histoire si lointaine de la Perse !! Il est certain que la Perse tout comme l’Orient en général, évoque pour un occidental ces délices de mille et une nuits souvent réduits à des préjugés ! La cuisine Perse a tout autre chose à offrir à nos palais, elle est métisse par une Asie du sud et une Asie centrale, par une cuisine Indienne, une autre turque et une troisième arabe, par des influences hellénistiques, musulmanes et mongoles. Elle se veut parcimonieuse quant au dosage des épices les plus nobles, majestueuse par le choix du riz le moins collant mais le plus parfumé aux fruits secs et graines, fraîche aux légumes et herbes les plus goûteux et les fruits de saisons.
Tout est écrit, tout est dessiné, tout est raconté dans ce magnifique livre sur la véritable cuisine Perse. L’authenticité, la richesse, la noblesse, la variété, l’élégance, la simplicité, la générosité… sont parmi plein de qualités que nous offre cet ouvrage. Je ne vais pas vous en dire plus, je ne saurais le faire. Un livre pour moi n’est pas une chose à raconter mais à feuilleter avec cette ouverture d’esprit et cette tolérance culturelle que seuls les livres de cuisine du monde peuvent nous offrir. C’est sans doute pour cette raison que ma petite bibliothèque de livres culinaires ne contient que ceux sur la cuisine du monde. Et c’est dans cet esprit que mon blog poursuit son chemin, dans une ouverture vers là-bas, loin d’ici où la richesse vaut certainement bien plus que ces ridicules clichés !
Il faudra encore plusieurs années avant que l’Européen s’intéresse à la cuisine Perse au même titre que la cuisine Chinoise, Italienne, Indienne, Marocaine ou Libanaise. D’un autre côté quand je vois et je vis cet intéressement qui porte parfois du tort à ces cultures, qui détériore leurs cuisines, qui essaie de les calquer à son image… je suis triste de voir ainsi de grandes cuisines se réduire à quelques recettes « types » (Curry épicé pour l’inde, Tajine sucré-salé pour le Maroc, Nouilles pour la chine…) et peaufinés de préjugés. Par cette recette, vous constaterez que la cuisine Perse aussi noble et inaccessible soit elle est avant de succulents plats harmonieusement préparés, dans la simplicité et l’élégance les plus recherchées dans nos jours ! Pour 4 personnes : * J'ai utilisé du Sumac offert par une copine Egyptienne, il vient de là-bas. Préparation : Huiler le fond d'une poêle épaisse, étaler la boule de viande en pressant de façon à former une galette.
500 g de viande de boeuf ou d'agneau hachée
200 g de tomates concassées en boîte (1 boîte)
4 gousss d'ail épluchées et coupées en tranches fines
1 gros oignon
1 c. à café de curcuma
1 et 1/2 c. à café de curry (fait maison pour moi)
1 c. à café de paprika fort
1/2 c. à café de sumac* (clic pour connaître cette épice)
Sel et poivre
Huile
Peler l'oignon puis le râper et le presser pour éliminer son jus.
Mélanger la viande avec la pulple de l'oignon, les épices et pétrir à la main.
Mouiller les mains puis façonner une grosse boule de viande.
Toujours en pressant, s'assurer qu'il n'y ait pas de fissures dans la viande. Faire cuire 10 min
Couper la galette en bandes dans le sens de la longueur (2 à 4 cm environ), monter le feu et laisser brunir.
Ajouter les tomates concasées et leur jus, disposer quelques tomates sur la viande, parsemer de tranches d'ail. Saler et poivrer généreusement puis baisser le feu et laisser mijoter 20 min sans remuer.
Déguster avec du bon riz, du pain plat type chapati, un yaourt et des rondelles d'oignon.
Une autre recette Perse : Riz Pulao à la mode Indo-Persane (clic)
Je vous invite par ce billet à aller visiter le talentueux blog "au bout du monde", moi j'y vais depuis le début et j'y resterais tant que le bout du monde s'offre à moi, par ses recettes, ses récits, ses découvertes, ses photos... Un vrai bonheur ce blog !
08 juin 2009
Beignets de banane à l'Africaine
Voilà presque un an que j'avais fait ces beignets à l'occasion d'un brunch autour de la cuisine Africaine organisé par Pascale. Oui, vous avez bien lu, cela fait un an que cette recette attendait sagement d'être partagée avec vous !
Mais ce n'est point de ma faute, toutes les recettes se chamaillent pour être publiée en premier, se querellent dès que j’ouvre le fichier de photos de cuisine et crient : « Moi, moi, moi… », « Je suis la plus belle et la plus bonne ! »… je ne sais pas où me donner de la souris et succombe facilement pour une photo réussie, une recette merveilleusement authentique ou une autre qui enchantera tout simplement votre quotidien ! C’est dur de devoir choisir entre une recette Indienne et une autre Marocaine, entre un plat Antillais et un autre bien d’ici, entre un dessert ou même une viennoiserie !!
Ce n’est également pas de ma faute quand j’oublie de vous parler d’un évènement autour de la cuisine, ce qui m’aurait encouragé et poussé à publier certaines recettes réalisées tout de même dans ce but. Parce que ces évènements sont souvent des rencontres entre des passionnés de cuisine… mais pas seulement ; il y a aussi des débats échangés, des blagues partagées, des projets séduisants … tout pour faire oublier l’objet de cette vague de brunch, lancée il y a deux ans. Du coup, la cuisine ne fait pas que nous réunir mais agrémente nos rencontres bien au-delà de plats partagés et de verres trinqués.
Pour une bonne quantité à partager
Temps de préparation : 10 min
Temps de repos : 1 nuit
Temps de cuisson : environ 2 min pour chaque friture
10 bananes plantains bien mûres
250 g de farine de maïs
20 g de levure boulangère frâiche
1/2 c. à café de sel
Huile d'arachide pour la friture
Sucre pour la finition
Ecraser les bananes jusqu'à l'obtention d'une purée de fuit bien crémeuse
Ajouter le reste des ingérdients
Laisser reposer une nuit au frais
Prélever la pâte à l'aide d'une cuillère à café et les plonger dans le bain d'huile
Faire frire, égoutter sur du papier absorbant et saupoudrer de sucre
Servir avec une sauce "bouillie" préparée avec 1/2 L d'eau, 6 c. à soupe de farine de maïs et un peu de sucre.
22 avril 2009
Poulet Yassa ou Yassa poulet (Sénégal)
J’ai envie d’aller faire un petit tour du côté du Sénégal, j’en ai bien envie … Tous ceux qui l’ont visité m’en ont parlé en bien, qu’ils ont aimé sa chaleur, sa culture, son passé, ses gens, ses villages, ses cuisines… Oui, une cuisine riche malgré les apparences et qui en a inspiré bien d’autres comme la créole. J’apprécie particulièrement ses plats en sauce, son poisson frit, sa cuisson de riz et d’autres céréales … mais je ne m’aventurerais point dans la confection de ses desserts ou pâtisseries, j’ai bien du mal à les apprécier !
En attendant de faire ce voyage, j’invite le Sénégal chez moi le temps d’un repas.
Pour réussir du Yassa avec une si jolie couleur brune, il faut faire griller le poulet au préalable avant de l'incorporer à une sauce épaisse d'oignons, de moutarde et d'ail. Le secret réside aussi dans l'ajout de jus de citron quelques minutes en fin de cuisson.
Pour 4 à 6 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 40 min
1 poulet de 1,5 kg
1 kg d'oignons
3 citrons
1 piment antillais (piment Habanero)
4 grosses gousses d'ail
2 c. à soupe de moutarde
2 c. à soupe de vinaigre
4 c. à soupe d'huile d'arachide
Sel et poivre
Couper le poulet en 6 ou 8 morceaux et le mettre à mariner dans le jus de deux citrons et un peu de sel (si le poulet est très frais - du jour- ajouter un peu de vinaigre)
Faire chauffer l'huile d'arachide et y faire surer les oignons coupés en lamelles. Dès qu'ils commencent à devenir translucides, ajouter le vinaigre, l'ail pilé, la moutarde, le sel et le poivre
Faire revenir environ 2 minutes puis arroser d'un petit verre d'eau et couvrir
Faire griller les morceaux de poulet (au grill ou à la poêlle sans matière grasse)
Ajouter le poulet aux oignons, mélanger délicatement et faire revenir environ 2 minutes puis arroser d'une petit verre d'eau, ajouter le piment et maintenir sur feu moyen 15 min
Arroser de jus de citron et retirer du feu
Servir bien chaud avec du riz blanc (cuit de préférence à la vapeur)
Pour que le piment Antillais n'éclate pas, maintenir sur feu doux ou moyen sans de gros frémissements, sinon le retirer au bout de cinq à dix minutes, juste le temps de parfumer la sauce.
07 avril 2009
Chips de Manioc
C'était l'été dernier, Pascale nous a accueilli chez elle pour un brunch en petit comité. Il faisait beau ce jour là au point d'engloutir toutes les framboises de son jardin ... on était bien sous le soleil et sur la pelouse... on était tous bien autour d'une table bien garnie et digne d'une cuisine Africaine. Des plats en sauce tels que la Yessa, le Maffé ... du riz, des légumes de là-bas ... du piment... juste ce qu'il faut pour chaque palais. C'était vraiment bien !!
J'avais préparé ces chips qui ne sont pas uniquement d'origine Africaine, on en trouve aussi aux Caraïbes et certainement dans les pays où cette tubercule s'épanouit dans un carré de terre tropicale.
Originaire de l’Amérique du Sud, en particulier du Plateau des Guyanes, le manioc a été introduit en Afrique centrale par les Portugais au début du 17e siècle. Il est la base de l’alimentation de nombreux pays et occupe le cinquième rang mondial des plantes alimentaires après le maïs, le riz, le blé et la pomme de terre.
Les racines du manioc sont divisées en faisceaux de tubercules mesurant entre 30 et 50 cm sur 5 à 10 cm de diamètre. Chaque tubercule pèse entre 1 et 4 kg. Sa chair a une couleur blanchâtre, après cuisson, elle devient crème voire un peu jaune.
La farine blanche appelée « foufou » dans les deux Congo est une farine de manioc, souvent mélangée à de l'eau bouillante (à égale proportion) pour accompagner les plats en sauce.
On peut aussi faire des pains appelés « chikwangue ». En Centrafrique, ils sont appelés « mangbèré » mais très peu nourrissants et pas très digestes si on ne les mâche pas bien.
Les feuilles de manioc sont également consommées avec du riz. "Le matapa", plat typique du Mozambique, (le vatapá au Brésil), est préparé avec les jeunes feuilles de manioc pilées avec de l'ail et la farine tirée des tubercules, cuites avec du crabe ou des crevettes. Aux Comores sous le nom de mataba, les feuilles sont accommodés avec un émincé de poisson.
En Côte d'Ivoire, le manioc est consommé sous forme de semoule cuite à la vapeur, ce qu'on appelle l'attiéké. Il est souvent accompagné de sauce locale (claire, graine etc..).
Le tapioca est une fécule de manioc amer qui est utilisé pour épaissir les sauces... On le retrouve dans les "perles du Japon". Le terme "tapioca" signifie "résidu séché" en langue indienne.
Les tubercules sont également utilisés pour la préparation de boissons alcooliques distillées, comme la boisson indigène cauim et la tiquira, cachaça commune de l'état brésilien du Maranhão.
Il est souvent pelé puis bouilli pour accompagner tout repas en sauce, comme une pomme de terre.
Ingrédients et préparation :
1 tubercule de manioc de taille moyenne et de forme régulière
Huile neutre
Sel
Peler le manioc et le rincer.
Couper des rondelles de 3 mm environ
Faire frire dans un peu de volume d'huile chaude mais pas fumante, juste de quoi couvrir les chips.
Égoutter sur du papier absorbant, saler.
Déguster.
La friture rend le manioc très croustillant, ce qui est parfait pour des chips ou des frites.
03 avril 2009
Boeuf piquant au lait de coco (Thaïlande)
A la maison, tous les ustensiles sont bons pour déguster des petits plats. On se laisse bien séduire par un tajine de viande à même le tajine quand le Maroc s’invite à notre table; on ne chipote pas devant un plateau télé composé de restes ou de fromages; on voyage quand on plonge les mains dans un curry de légumes ou de dhals servis sur une feuille de bananier; on se croit sous le soleil quand ce dernier s’initie dans une assiette de Colombo, et parfois on arrive à apprécier une part de pizza ou un sandwich maison gentiment emballés dans une serviette en papier.
Ces derniers temps, nous avons adopté le bol pour apprécier sa profondeur dissimulant des saveurs d’Asie… ou peut être que j’ai tout simplement adopté la cuisine Asiatique qui me cache de belles surprises !! On peut tout mettre dans un bol, un grand bol de préférence qui peut recevoir avec appétit n’importe quelles baguettes venant l’explorer. Un peu de riz au fond, arrosé d’une sauce crémeuse à souhait ; des nouilles en guise de nid douillet pour une viande aigre-douce, des pâtes de riz baignant dans un bouillon fumant, très fumant et parfumé ; des crudités accompagnées de vermicelles transparentes et de petits nems croustillants … Le bol est généreux, je l’ai adopté.
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 15 min
500 g de beouf (Bifteck, à fondue...)
200 ml de lait de coco
1 poivron rouge
1 carotte
2 échalottes
4 piments rouges forts
2 brins de Basilic Thaï
1 morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce
1 morceau de Galanga frais de la taille d'un pouce
4 à 6 racines de coriandre
4 gousses d'ail
2 c. à soupe de sauce Nuoc-mâm
2 c. à soupe de sauce Soja claire
Sel, poivre
4 c. à soupe d'huile d'arachide pour moi)
(Vous pouvez trouver ces produits sans problème en boutiques asitaiques)
A préparer 15 min avant de passer à table.
Mettre l'ail, le gingembre, le galanga, 3 piments débarassés des graines dans un mortier et piler l'ensemble en une jolie pâte.
Faire chauffer l'huile dans un wok (veiller à huiler les bords du wok), y verser la pâte de gingembre.
Incorporer le boeuf coupé en petites bouchées de 2 cm environ, mélanger et faire rissoler 5 min sur feu très vif.
Ajouter le poivron coupé en cubes, la carotte coupée en rondelles et les échalottes émincées, faire revenir 2 à 4 min toujours sur feu vif.
Verser la sauce Soja, le Nuoc mâm, le 4e piment entier, saler et poivrer, mélanger de manière ample.
Verser la moitié du lait de coco, mélanger pour former un mélange harmonieux puis verser le reste et laisser mijoter 2 min.
Retirer du feu, ajouter les feuilles de basilic Thaï et servir dans un bol sur un lit de du riz nature.
25 mars 2009
Rougail de saucisses (ïle de la Réunion)
« Salut Cindy,
Je sais que tu passes par ici de temps en temps, histoire de me lire et de saliver devant les plats épicées comme tu les aimes. Mais là où tu es maintenant ça doit aussi sentir bon le piment et les épices, toi qui ne manges jamais sans quelques larmes de piments confits dans ton assiette, ça doit pétiller l’éclat des fruits frais aux couleurs de l’arc-en-ciel, sauf que ces couleurs-là ont une sacrée odeur de sucré et de parfumé ! Là où tu vis maintenant, ça doit chanter dès le matin tôt, sans se soucier de la tombée de la nuit qui vient toujours promptement ici ! Le soleil, la mer même si là où tu es elle n’est pas si jolie que là où tu es née, la verdure, la montagne, le ciel, les couleurs, les gens oui les gens … ont sûrement une autre fragrance là-bas...
Je t’envie rien qu’à l’idée de penser à ça, je t’en veux aussi d’être partie si loin …t'es une grande veinarde... un petite alors... Ok je retire ce que j'ai dis... Non, finalement je ne suis pas si jalouse, je sais que ta nouvelle vie n’est pas si facile ni si joyeuse qu’elle me semble l’être... non je ne suis pas si triste que tu sois partie, je sais que ta porte me sera ouverte quand j’aurais l’occasion de visiter ton île, et saches que cette occasion est bien proche…
Tu me dis que t’as trouvé ta perle même si ce n’est pas évident au quotidien, ta famille et tes amis te manquent, les bons plans Parisiens te manquent, nos délires te manquent, tes projets ne sont plus les mêmes, t’es une autre personne et ça te fait peur … je te crois, je te comprends, les nouveaux départs ont toujours un goût sucré et acide à la fois, ton palais s’y habituera copine…
« Là où je suis, c’est loin du reste du monde et comme par hasard c’est maintenant que j’ai envie de faire le monde ! », m’as-tu dis dernièrement quand je t’ai parlé d’un week-end en Europe pour visiter et se changer les idées. Depuis, ta parole ne m’a pas quittée, moi qui veux faire et refaire le monde ! Le mini-monde où tu es comme un fruit, sous son air de sucré il peut s’avérer acide...
…...
Je t’embrasse ».
Pour toi Cindy, cette recette aux couleurs de l'île de la Réunion, ta nouvelle terre ...
Après une petite recherche, je n'ai pas réussi à trouver la saucisse de là-bas, celle de Montbéliard fait bien l'affaire... Tu ne m'en voudra pas copine ! Cette recette et ce conseil pour la saucisse je les tiens d'une copine aussi veinarde que toi, Pascale et ses idées vagues !! Veinarde parce qu'elle vient de là-bas, juste à côté, de Madagascar ... Parce qu'elle va là-bas souvent et ailleurs aussi, du côté de l'Inde !!
Rougail de saucisses :
6 saucisses fumés de Montbéliard
2 oignons
1 boîte de tomates concassées (sinon 3 tomates quand c'est la saison)
2 gousses d'ail
1 morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce
1 c. à café de curcuma (safran pays)
4 piments oiseau
Huile
Sel et poivre en graines (ou moulu)
Dans une marmite, faire chauffer un peu d'huile, ajouter les saucisses coupées en tronçons et les faire revenir jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur dorée. Retirer et réserver.
Piler l'ail, le gingembre, le piment, le sel et le poivre ensemble dans un mortier.
Dans la même marmite, faire chauffer un peu d'huile, ajouter la pâte d'ail, le curcuma puis les oignons coupés en fines lamelles, faire fondre le tout environ 3 minutes. Ajouter les tomates concassées et laisser compoter 5 minutes.
Incorporer les saucisses et laisser cuire 10 minutes, puis arroser de très peu d'eau et poursuivre la cuisson 10 minutes
Servir avec du riz blanc et du rougail de tomates bien frais.
Rougail de tomates :
2 tomates
1 petit oignon (de préférence oignon nouveau)
Gingembre frais
2 gousses d'ail
Quelques brins de ciboulette
Feuilles de coriandre
Citron vert
Sel
Couper les tomates en petits morceaux après avoir enlevé les pépins, émincer également l'oignon, la ciboulette et les feuilles de coriandre. Mélanger le tout dans un bol avec le sel, l'ail et le gingembre pilé. Arroser de jus de citron et garder 30 min avant de servir.
Le rougail se consomme le jour même.
27 août 2008
Nouilles sautées au boeuf
Ils sont tous rentrés des vacances ; les sœurs et leurs conjoints, les amis et les copains, les voisins et même mes compagnons de voyage dans le train de banlieue ! Depuis mi-aôut, le wagon s’est rempli petit à petit de gens que j’avais perdu de vue le temps d’une quinzaine ou même d’un mois de vacances. Les voilà de retour plus ou moins bronzés, vêtus d’habits de saison ou plutôt, de vacances puisqu’on ne peut pas parler de saison en l’absence du soleil, et oui même le soleil est parti en vacances, en période creuse mais il est parti quand même !
Ces visages bronzés affichent un sourire révélateur, cet indice qu’ils sont partis, un sourire qu’ils n’avaient pas avant le départ ou du moins pas tout à fait le même, oh non !
Avant les vacances, on est fatigué, lasse, contrarié et même assombri. Tout nous éreinte et agace … surtout les sœurs et les conjoints, les amis et les copains, les voisins et les compagnons de voyage qui s’en vont comme de la bonne pluie. Au début elle tombe abondamment puis s’estompe goutte par goutte jusqu’à ce qu’elle s’en aille entièrement, laissant juste la brise du silence, celle de l’absence d’amis avec qui on aurait aimé passer du bon temps avant les vacances, avant nos vacances à nous!
Nous deux, doudou et moi, sommes retrouvés à deux à voir cette pluie s’arrêter petit à petit, parfois brusquement. Ils sont tous partis avec le sourire, que nous avons tout de même partagé avec eux, mais il est dure de faire face au manque de vacances quand on est que deux. En cette période précise on n’a du mal à se supporter ou plutôt à s’épauler l’un sur l’autre ; chacun de nous est épuisé, contrarié et n’avons qu’une hâte, c’est de partir à notre tour.
Bien sûr que les week-ends aident à décompresser, à changer d’ambiance que celle connue en semaine au travail (je ne vous parle même pas des tensions au boulot !!), ça aide de partir un peu le temps d’une journée ou deux. C’est bien d’avoir et d’entretenir ce genre de sorties dans l’année, tout au long de l’année mais ça ne remplace en aucun cas le besoin de partir en vacances un long moment loin de tout (surtout que ça faisait deux ans qu’on n’était pas partis !!). Et puis, nous avons constaté que nos week-ends ne nous ont pas fait un énorme bien tant que ça ! Nos petits séjours à Grenoble, à Lyon, au Maroc ou même à Etrétat nous ont un peu épuisé.
Mais je ne me plains pas, le compte à rebours à commencer, bientôt nos vacances sous les tropiques.
Pour un couple en manque de vacances :
300 g de nouilles
200 g de viande de boeuf (faux filet)
1 poivron rouge
1 échalote
1/2 boîte de jeunes maïs
Quelques feuilles de basilic thaî
2 petits piments rouges très forts
1 morceau de gingembre frais 2 cm
1 morceau de galanga frais 2 cm
1 gousse d'ail
2 c. à soupe de sauce soja claire
1 c. à soupe rase de Nuoc-mâm
Huile d'arachide
Poivre
Dans une grande casserole d'eau légèrement salée, faire cuire les nouilles (le faire dès que la viande est à moitié cuite).
Dans un wok, mettre l'huile d'arachide à chauffer sur un feu vif, ajouter l'ail, le gingembre et le galanga pilés. Incorporer un piment débarrassé de ses graines et coupé finement.
Ajouter la viande coupée en fines lamelles, poivrer et faire dorer sur feu vif.
Verser la sauce de soja et le nuoc-mâm, poursuivre la cuisson. Ajouter le sucre de palme râpé avec un économe
Dès que la viande est cuite, ajouter le poivron coupé en dés, le maïs coupé en diagonal, le deuxième piment entier ainsi que l'échalote coupée en quatre. Faire dorer puis arroser de quatre cuillères à soupe d'eau de cuisson des nouilles. Incorporer ensuite les nouilles à peine égouttées et mélanger l'ensemble de manière ample et aérée.
Y glisser quelques feuilles de basilic et servir aussitôt.
20 juin 2008
Köttbullar : Boulettes aux deux viandes (Recette Suédoise)
Le brunch est devenu un événement incontournable entre nous : Paprikas, Pascale, Murielle, Camille, Marie, Patrick, Miss Tiny, Charline et moi. D'édition en édition, de nouveaux bloggueurs et bloggueuses se rejoignent à nous le temps d'une rencontre chaleureuse, marrante, conviviale et bien gourmande! D'édition en édition, un thème est choisi selon les envies de l'organisateur et qui ne déplaisent pas aux participants.
Patrick a eu une brillante idée d'organiser le brunch le plus froid de l'année ... et c'était au printemps dernier! Après le brunch oriental et le brunch épicé, laissons la place au brunch glacial spécial cuisine nordique. J'avais reçu cette idée comme un coup de vent froid : "Rrrrr, que vais-je pouvoir préparer, moi qui ne cuisine que relevée et chaudement exotique!" ... J'étais un peu perdue, oui je te l'avoue aujourd'hui Patrick; t'as réussi à me faire cuisiner nordique, très nordique, plus loin que Londres! Un exploit!
Nous étions quelques frileux à répondre à cette belle invitation : Paprikas , Mimosa , Dorian , Murielle, Miss Tiny , Charline , Véro, Adèle , Sophie , et moi-même.
Allez voir le récit chez Patrick (ici) et sur La Table du Monde (ici)
J'avais préparé trois plats :
Soupe de betteraves (recette à publier en hiver)
Briochettes au safran (recette pas encore publiée)
Boulettes aux deux viandes
Köttbullar
De délicieuses boulettes délicatement parfumées

(source recette : www.sweden.se)
Pour 6 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuisson : 20 min
500 g de viande de boeuf et de porc hachées
250 ml de lait
75 g de chapelure
1 œuf entier
1 oignon blanc
Sel, poivre blanc
1 c. à café de Piment de Jamaïque moulu
1 c. à soupe de Beurre
Émincer l'oignon puis le faire fondre dans du beurre, il ne faut pas qu'il soit coloré juste translucide
Mettre la chapelure dans un bol et la faire tremper la chapelure dans le lait.
Mélanger le hachis de deux viandes avec l’oignon, l’œuf, la chapelure trempée et les épices. Réctifier l'assaisonnement selon le goût.
Façonner des boulettes à la main et les déposer sur une assiette rincée à l’eau pour les faire glisser facilement par la suite. Faire brunir une bonne noix de beurre dans une poêle, et quand il a cessé de chanter, y mettre les boulettes. Les faire rissoler de tous les côtés, en secouant souvent la poêle.
18 février 2008
Mole Poblano de pollo : Poulet au cacao Mexicain ... ou plutôt Porc au cacao
On s’est rencontrée la première fois physiquement lors d’un brunch autour de l’orient. Juste avant cette occasion, on échangeait quelques mails, quelques discussions sur msn et le « feeling » est passé sans se poser de questions. Un grand merci à Patrick qui m’avait parlé, lors d’un déjeuner, de cette bloggeuse unique. D’un clic, j’ai été visité son blog qui est une véritable invitation aux voyages, vers cette île si magique Madagascar, vers ce pays si cher à mon cœur L’inde, vers l’Asie en général, vers l’Afrique qui semble occuper une place importante dans sa vie, vers l’Espagne et bien d’autres endroits d’ici et d’ailleurs. C’est également un voyage culinaire qui me ressemble, si relevé, si familial et si passionnant. Et enfin, un voyage culturel d’une femme éprise de livres et de romans, de spectacles et d’expositions. Robert Rauschenberg a dit : « Il n'y a pas de raison de ne pas considérer que le monde est une gigantesque peinture ». A toi Pascale, je t’avoue haut et fort que notre amitié depuis peu est une gigantesque peinture. On se découvre, on découvre l’autre à chaque lecture, à chaque voix échangée et chaque rencontre. Aujourd’hui, je tiens à consacrer ce billet à toi, femme amoureuse de la vie.
J'ai goûté ce plat lors d'un autre brunch autour des épices cette fois-ci (clic). Pascale nous a fait dévrouvrir un plat mexicain fort en saveurs et qui vaut réellement la peine d'être dégusté au moins une fois dans sa vie. Le problème une fois goûté, on a envie de le préparer, le repréparer et le revisiter. Et quand Pascale avait publié sa recette, je n'ai pas pu m'empêcher d'admirer la liste d'ingrédients retrouvant ainsi les saveurs goûtées la première fois. Puis cette confection qui a le mérite d'être soulignée du fait des étapes bien qu'elles apparaissent longues font la différence, si si croyez moi.
Quelques jours plus tard, je tournais en rond dans ma cuisine pour préparer le repas du soir. A vrai dire j'avais de la vinde de porc à préparer. J'ai toute de suite eu l'idée de déguainer mon portable : "bisou, bisou, comment vas tu et ta journée... etc ...et patati et patata... j'aimerais préparé ton Mole Poblano mais je n'ai pas de poulet, penses tu que ce soit faisable avec du porc? ... ah oui pourquoi pas, c'est bien de recisiter les plats... tu m'en dires des nouvelles, hein!... bisou, bisou, bonne soirée, A+"
Voici donc Mole Poblano de pollo sans pollo mais avec du porc. J'ai apporté quelques minimes réctifications.
Pascale avait raison : "ne vous laissez pas impressionner par l’alliance salé-chocolat. Le plat n’est pas très sucré, ce sont vraiment les épices qui dominent, et de façon assez douce et onctueuse, étant donnée la façon de procéder."
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 50 min
Accompagnement : riz ou racines
500 g de viande de porc sans os
3 piments japalenos vert longs
1 poivron rouge
1 poivron vert de plus pour moi
75 g d'amandes mondées
2 c. à s. de graines de sésame
75 g de cacahuètes75 60g de raisins secs (c'est tout ce que j'avais)
2 c. à s. de cacao non sucré
1 gros carré c. à soupe de chocolat amer6 10 clous de girofle
1 c. à c. de poivre noir
1 c. à c. de graines de coriandre
1 bâton de cannelle
1 étoile d'anis
1 c. à c. de piment de la jamaïque
3 gousses d'ail
2 c. à s. de sucre en poudre1 petite boîte de 2 tomates pelées
1 oignon rouge
3/4 l de bouillon de poulet d'eau tiède 1 tortilla
Huile
Sel
Retirez la queue et les graines des piments, puis les mettre à tremper dans de l'eau bouillante.
Couper les poivrons vert et rouge en dés. Emincez l'oignon rouge. Piler l'ail.
Dans une grande sauteuse, faites revenir à sec les amandes et les cacahuètes, dès qu'elles sont dorées, ajoutez les graines de sésame et les raisins secs. Retirez du feu et reservez.
Mettre dans la sauteuse chaude les clous de girofle, l'anis, le poivre, les graines de coriandre, la cannelle et le piment de la Jamaïque. Quand les épices commencent à exhaler leur parfum, retirer-les.
Mixez grossièrement le mélange amandes-cacahuètes-sésame. et moudre les épices en poudre.
Dans une cocotte, mettre à chauffer 2 c. à soupe d'huile, y faire revenir la viande de porc coupée en moyens morceaux , ajouter l'oignon émincé, les dés de poivrons et de piments. quand ils commencent à être un peu fondants, ajoutez l'ail.
Laissez cuire 5 min, puis ajoutez les tomates pelées et concassées.Laissez mijoter 5 min et rajouter la purée d'amandes-épices précédente.
Laissez mijoter en ajoutant l'eau tiède petit à petit. Incorporez le sucre, le cacao, le chocolat et le sel.
Laissez cuire sous pression 40 min, en vérifiant la cuisson et en ajoutant de l'eau si la sauce épaissit trop.
** Merci Pascale **
06 février 2008
Curry vert de crevettes en feuilles de bananiers en guise de papillotes
J'entends autour de moi des appels au soleil et au beau temps. Je fais partie de ces gens en quête de rayons lumineux et chaleureux qui peuvent bouleverser une journée et de faire en sorte que la météo prenne le dessus sur le stress au travail et les soucis de la vie. Oui, la météo a son importance dans ma vie. Je n'aime pas l'hiver surtout si je dois me lever chaque matin, affronter les transports de banlieue et me rendre au travail pour une journée à traiter "les urgences", à ne pas en finir! Il ne m’aime pas lui non plus. Nos liens sont froids, frisquets, distants voire glaciaux ! Je ne demande qu'un brin de soleil au milieu d'un ciel bleu, il paraît que c'est anormal en cette période de l'année, que c'est impossible en ce coin de la France. Devrais-je tout quitter ici pour un brin de soleil ailleurs ? à réfléchir … En attendant ce soleil si précieux, j’invite quelques rayonnements dans ma maison à travers une cuisine exotique. Cette cuisine qui ensoleille mes journées et m’emmène loin, vraiment loin, le temps d’un repas. Oui, la cuisine tout comme la météo a son importance dans ma vie.
La recette d’aujourd’hui est d’inspiration asiatique sans désigner un pays en particulier. Un plat de crevettes associant des épices et condiments frais au lait de coco doux et crémeux. Un curry qui n’a rien d’authentique si ce n’est ce rêve d’un voyage en terres lointaines ! Indonésien, Malaisien, Thaïlandais, Indien … peu importe le courant de ce curry suave et délectable.
Pour 2 à 3 personnes
Temps de préparation : 15 à 20 minutes
Temps de cuisson : 20 à 25 minutes
400 g de crevettes crues
1 oignon
½ bouquet de basilic Thaï
½ bouquet de coriandre
1 grappe de poivre vert frais
1 boîte conserve de lait de coco
1 petit piment vert
1 gousse d’ail
1 morceau de gingembre frais de 3 cm
1/2 citronnelle
1 c. à café de sucre de palme (ou roux)
Feuilles de bananiers
Préchauffer le four à 180°.
Mixer le basilic, la coriandre, l’oignon, l’ail, le gingembre et la citronnelle de manière à former une pâte. Ajouter le lait de coco, le sel et le sucre, puis mélanger l’ensemble.
Placer les feuilles de bananiers dans un plat allant au four, veillez à ce que la feuille dépasse du plat pour pouvoir la refermer. Verser la pâte au lait de coco sans que ça ne déborde du plat. Ajouter les crevettes, la grappe de poivre vert entière et le piment entier. fermer la feuille sur elle même en papillote de manière à ce que la pâte ne sorte pas, attacher avec un cure-dents. Enfourner 20 à 25 minutes à 180°. Accompagner ce curry de riz (Basmati pour moi).
Astuces et conseils :
* N'ajouter pas d'eau au risque d'avoir un bouillon.
* Pour laver les feuilles de bananiers, il suffit de passer du papier absorbant mouillé.
* On trouve facilement les feuilles de bananiers dans les magasins asiatiques, soit des fraîches soit surgelées. ça se garde assez longtemps au frais.
* Vous pouvez remplacer le basilic Thaï par du basilic commun en France.
* Ne lésignez pas le piment, il apporte un subtile piquant très apprécié. Le fait de l'ajouter entier permet de parfumer le plat (à condition qu'il ne s'éclate pas pendant la cuisson, ce qui est rare vu que la cuisson est de quelques minutes à 180°)
* Pour les amateurs de grand exotisme, accompagner ce plat de bananes plnatains, d'ignames...



































