Passion culinaire pour une cuisine passionnante

Plaisir des yeux et des papilles !

05 juin 2009

Poulet Goda Masala aux Toor dal et Palak

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Elle est si fraîche, au grand sourire accueillant et aux mains ouvertes vers un cœur lui aussi ouvert ! Apolina, fait partie de ces bloggueuses avec qui l’échange est passé dès le premier commentaire, le premier mail et la première rencontre. Justement, dès le premier mail elle me propose de m’offrir un colis garni en saveurs si chères à mon palais, et quelques jours après on se rencontre et m’offre, encore une fois, un paquet riche en saveurs… ça lui va bien finalement, Apolina madame saveurs !!
Le Goda masala fait partie de ces saveurs que je lui dois. Je n’ai jamais osé en faire pourtant il n’est pas si difficile à confectionner et transforme n’importe quel plat en un mets exquis ! Ce mélange d’épices (Masala) contient de la noix de coco, du piment, du fenugrec, du curcuma, de la moutarde, de la cannelle… et bien d’autres épices que je vous invite à découvrir dirctement sur le blog d’Apolina.
Comme le Goda masala est fragile, il est préconisé de la garder que quelques jours sinon de le conserver au frais quelques semaines, ou de le congeler pour un usage ultérieur
.

Pour 4 personnes
temps de préparation : 10 min
temps de trempage (pour les dhals) : 1h
temps de cuisson : 35 min

1 poulet moyen
1 oignon (Piyaz)
2 poignées de Toor dal (ou dhal)
2 petites pommes de terre
200 g d'épinards (Palak)
1 c. à café de pâte d'ail
1 c. à café de pâte de gingembre
2 piments verts
2 c. à café de mélange Goda Masala
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de graines de moutarde jaune
1/4 c. à café de fenugrec en graines
Huile (de moutarde pour moi)
Sel

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Rincer deux fois les Toor dhals puis les faire tremper 1 h
Dans une marmite, faire chauffer l'huile, ajouter la pâte d'ail et de gingembre, le piment débarrassé des graines, la moutarde en graines, le fenugrec en graines, le curcuma ainsi que les deux oignons émincés. Faire suer les oignons dans le mélange d'épices puis ajouter le poulet dégraissé et coupé en morceaux (8 morceaux environ) ainsi que le sel.
Faire bien dorer puis ajouter la moitié du mélange Goda masala.
Arroser d'eau à hauteur de la volaille et laisser cuire 20 min environ
A mi cuisson, ajouter les pommes de terre coupées en cubes moyens, les dhals et le reste de Goda masala. Poursuivre la cuisson de 15 min (arroser d'un petit verre d'eau s'il le faut)
Ajouter les épinards et laisser la sauce s'épaissir.
Servir avec du riz nature et des puris (bientôt la recette par étapes des Puris).

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29 avril 2009

Coquelet Masala en feuilles de bananier

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Une recette qui sort du registre standard des Curry(s), des Kormas, des Biryanis ... et qui marque fortement la cuisine Indienne. Pourtant, je ne le répéterais jamais assez, et je ne suis pas la seule, la cuisine Indienne fourmille de recettes aussi diversifiées que ses Dieux, c'est une belle mosaïque de toutes les cultures, croyances et réligions qui ont marqué à jamais cette terre !!! Des influences du végétarisme, des croyances Bouddhistes et jaïnistes av. J.-C., l'Hindouisme qui n'interdisait pas, à l'origine, la consommation de viandes. L'émergence de l'empire Moghol, un héritage islamique considérable, un style Persan si raffiné !! C'est d'ailleurs grâce aux Maghols et aux Persans que la la cuisine Indienne ait connu son apogée. A cette époque, nombreux mets étaient créés par les cuisiners de cour avec des denrées favorites, dont l'amande, les fruits secs, le safran... Cette cuisine dite Royale marqua à jamais le style particulier des mets de fêtes et influença à son tour d'autres cultures ayant "traversé" la route des épices ou celle de la soie.

Le coquelet enrobé d'épices, farci au riz et cuit à l'étouffée dans une papilotte de feuille de bananier est un met royal, digne des tablées de fêtes et de grandes occasions. 
   

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Pour 2 coquelets
Temps de prépaaration : 30 min
Temps de repos : une nuit de préférence
Temps de cuisson (au total) : 50 min

Marinade :
50 g d'amandes mondées
2 gousses d'ail, hachées
1 morceau de gingembre de la taille d'un pouce, haché
1/2 oignon finement haché
1/4 c. à café de poudre de piment
4 têtes de clous de girofles (ou 4 pincées moulues)
1/2 c. à café de cannelle moulue
1/2 c. à café de cumin moulu
1 c. à café de Garam Masala
1 c. à café de feuilles de menthe finement hachées
1 pot de yaourt nature à la Greque
Sel

Farce de riz :
50 g de riz
1 c. à café d'Amchur (poudre de mangue verte séchée)
50 g d'amandes ou de pignons concassées
1 c. à café de jus de citron
Sel

2 feuilles de bananier

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Rincer les coquelets avec de l'eau citronée et les sécher à l'aide d'un papier absorbant, puis piquer la chair avec un couteau pour que la sauce pénétre.

Pour la marinade, hacher les amandes, ajouter le reste des ingrédients puis enrober les coquelts avec cette marinade, couvrir et laisser mariner une nuit au frais.

Préchauffer le four à 200°

Pour la farce de riz, faire cuire le riz 15 min jusquà ce qu'il soit tendre (bien égoutter si vous fâtes une cuisson créole), laisser refroidir. Le mélanger avec le reste d'ingrédients puis farcir les coquelets avec.

Plonger les feuilles de bananier dans une casserole d'eau très chaude pour les assouplir (sinon ce serait difficile de les travaille au risque qu'elles se cassent). Les essuyer avec un papier absorbant.
Envelopper les cailles dans les feuilles de banaier (comme un papier cadeau) et attacher avce une ficelle de cuisine.
Disposer sur une grille et placer sur une lèchefrite, faire cuire 30 min
Entrouvrir la papilotte (la chait doit être rosée et rendue son jus), faire dorer 3 min de chaque côté.
Arroser de jus de citron et servir à même la feuille de bananier avec des rondelles de concombre et des tranches de mangue.

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Source : Inde - Saveurs du bout du Monde (recette de base : Cailles masala)

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30 mars 2009

Rolls : batônnets panés Indiens

Avant de vous raconter une histoire, j'aimerais m'assurer que vous êtes bien assis et que vous ne serez pas dérangés ... Ok, on peut y aller? On y va ...

Tout commence par le mariage de Taani (Anouchka) et Surinder SAHNI (Shahrukh Khan) dans un contexte difficile et douloureux ! Je suis séduite par le début de l’histoire qui démarre fort par un mariage sans festivités, un évènement qui marque souvent la fin des (quelques) films Bollywoodiens; on se rencontre, on a le coup de foudre, on fait face au désaccord de la famille, on se bat et ça finit bien avec un sari rouge et du riz renversé au bord de la porte !! Mais Rab Ne bana Di Jodi ne montre rien de tout ça, il nous dévoile la vie après un mariage subi, imposé, mais pas que ...

Surinder SAHNI, un homme ordinaire, discret, fade et réservé âgé de 40 ans, marié à Taani, jeune de 16 ans, charmante, flamboyante , vivante et joyeuse, elle est tout son contraire. Taani lui dit clairement qu’elle ne pourra jamais l’aimer !!! Leur quotidien est fade, silencieux, rempli d’ennuis.

Tanni qui aime danser, veut donner du piquant à sa vie en s’inscrivant dans un groupe de danse. Elle y rencontre Raj, charmant et charmeur, qui n’est autre que son mari Surinder. Le coup de foudre frappe entre Raj et Tanni, cette dernière ne se rend pas compte de la véritable identité de Raj, son mari relooké. On le voyait venir, on est ravis pour elle qui revit, on a mal pour Surinder qui joue avec le feu… Le couple va de plus en plus mal sous le même toit mais sur la piste de danse, sans se connaître, ils vivent une belle rencontre.
Taani devra choisir entre deux hommes qui ne sont qu'un !!!


RNBDJ est sorti en France le 12 décembre 2008

Le film est une belle histoire chargée d’humour, de rires, de larmes, de danse et d’amour. J’ai été absorbée par leur ennuyeuse vie, transformée par la danse et la dangereuse rencontre, éblouie par le miracle de l’amour après le mariage ! J’ai adoré le scénario aux notes dramatiques et comiques à la fois, j’ai aimé le silence de certaines scènes, le jeu des acteurs, la beauté du visuel même après trois visualisations du film (et j’en redemande).
Shahrukh Khan est à croquer dans ce rôle de mari banal, le punjabi power !!! Il a prouvé encore une fois qu’il n’est pas juste une star mais un acteur digne de ce nom
.

J'espère que ça vous a donné envie voir ce film.
Je supposer que le fait d'écouter une histoire vous a donné faim ! ça tombe bien, j'ai aussi une recette à vous raconter. Etes-vous bien assis, sans êtres dérangés ? On y va.

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S'il y a un snack indien que j'aime tout particulièrement, ce serait les Rolls. C'est le nom qu'on leur donne dans les restaurants indiens d'ici, pourtant, en faisant une recherche sur cette spécialité je ne trouve ri-en-de-tout, vraiment rien !!!

Quand je me rends au quartier indien à Paris pour mes courses ou tout simplement pour le plaisir, parfois les deux. Je termine ma ballade en passant dans un snack qui propose les meilleurs Rolls jamais goûtés ! Végétariens ou au boeuf, ils sont croustillants à l'extérieur et fondants à l'intérieur; pimentés, très pimentés; parfumés au Garam masala et aux feuilles de curry ... j'en rafolle !! J'en prends toujours un ou deux à déguster sur place avec un tchaï (thé noir au lait parfumé aux quelques épices dont la cardamome), et parfois quand je manque de temps, je lui demande de réchauffer un roll que je déguste sur le chemin du retour car ce délicieux snack n'attend pas, c'est ça la cuisine de rue !

Je vous disais donc, ma recherche sur le net et auprès des amis Indiens sur la recette n'ont pas abouties ... jusqu'au jour où j'ai réalisé les Vegetables Cutlets (clic ici pour voir la recette au complet), j'ai alors compris le procédé pour obtenir une farce fondante et une chapelure croustillante. Pour ce qui est des ingrédients qui la composent, il m'a suffit de quelques ballades au quartier indien, s'attardant à mon snack habituel à déshabiller chaque rolls dégusté !

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Pour 8 rolls
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min

Pour la farce :
4 pommes de terre
1 tranche de Biftek (ou n'importe quel morceau de boeuf tendre et sans os)
Une 10e de feuilles de curry
1 à 2 piments verts forts débarassés des graines
1/2 c. à café de pâte d'ail
1/2 c. à café de pâte de gingembre
2 c. à café de Garam masala
1 c. à café de cumin en graines
1/2 c. à café de coriandre moulue
Sel et poivre moulu
Ghee

Pour la parure :
1 c. à soupe de farine
4 c. à soupe d'eau
Chapelure
Huile de friture

Peler les pommes de terre, les tailler en petits cubes et les faire cuire dans de l'eau salée
Dans une casserole, faire chauffer un peu de ghee, y faire revenir (dans l'ordre) l'ail, le gingembre, les feuilles de curry, le cumin, le piment coupé en petits morceaux, la coriandre moulue et 1 c. à café de Garam masala. Compter 1 minute
Ajouter la viande coupée en petits morceaux, mélanger, saler, poivrer et faire saisir 10 minutes Arroser de 4 c. à soupe d'eau et poursuivre la cuisson de 5 à 8 minutes
Égoutter les pommes de terre, écraser à l'aide d'une fourchette ou un presse purée puis incorporer à la viande, ajouter 1 c. à café de garam masala et mélanger l'ensemble, maintenir sur feu 4 minutes pour faire sécher l'ensemble
Laisser refroidir juste le temps de pouvoir façonner à la main

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Faire chauffer l'huile de friture
Prélever un peu de farce et façonner un bâtonnet cylindrique
Plonger rapidement dans le mélange de farine et d'eau, passer dans la chapelure puis faire frire de tous les côtés.
Faire égoutter et déguster tièdes.

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09 mars 2009

Nargisi Kofta ou chaussons d'agneau farcis

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L’autre jour, assises toutes excitées en attendant la projection du spectacle Bharati, Erika me demande la signification de ce que je portais sur le front. Un bindi, rien de plus qu’un bijou pour marquer ma passion pour l’Inde. Mais s’il est considéré de nos jours comme un ornement, il est à son origine un symbole religieux et sprituel très fort encore présent.

Le Bindi (appelé aussi tika, bindi ou pottu) est un signe porté sur le front par la plupart des hindous, hommes et femmes.
Traditionnellement, le bindi est de couleur rouge créé à partir d'une poudre de curcuma séché, mélangée à du jus de citron vert, nommée kumkum. Celui de couleur blanche est obtenu en réduisant du bois de santal. Qiand il est gris, il s'agit dans la plupart des cas de cendres, symbole de bûcher funéraire.

Il symbolise le troisième œil de Shiva et se positionne plus exactement entre les deux sourcils, à l’emplacement du sixième chakra qui guide nos facultés psychiques. Cet aspect réligieux souligne la dimension spirituelle de celui qui le porte, plus le bindi et gros et foncé, plus la pratique religieuse est importante. Chez les Vishnouites, le bindi a la forme d'un U de couleur blanche dessiné autour d'un trait rouge ou marron foncé, il porte le nom de tirunama. Chez les Shivaites, il représente trois barres horizontales tracées avec des cendres blanches, c'est un tripundraka.

Il est également porté pour souligner le statut marital de la femme. Dans le nord de l’Inde, ce sont uniquement les femmes mariées qui le portent alors que dans le sud il est porté par tout le monde. De couleur rouge, il symbolise la force, la prospérité et la bonne augure. Très souvent, la femme mariée applique la même poudre rouge sur la raie des cheveux au dessus de son front. L'origine de ce vermillon dans les cheveux remonte aux temps des Aryens où le mari déposait son sang sur la raie des cheveux de sa femme, d'où maintenant la poudre de couleur rouge présente jusqu'à aujourd'hui.

Depuis quelque temps, le bindi est porté comme un bijou souvent assorti aux vêtements. On trouve de jolies formes allant du simple au sophistiqué, du brillant au coloré avec une facilité d’emploi grâce à l’autocollant dessus. Je dois avoir une dizaine de modèles que je porte selon mes envies, une fois utilisé et enlevé je colle le bindi tout simplement sur ma glace dans la salle-de-bain pour une prochaine utilisation.

Voilà Erika, je t'offre ce billet qui symbolise la beauté de cet ornement à l'Indienne et la saveur de la recette qui suit.  Il est rien que pour toi copine. Déguste-le aussi tendrement qu'un mot doux un jour de galère, un rayon de soleil un jour de pluie, une délicate pensée un jour de solitude, ou tout simplement un geste d'amitié comme ça sans raisons. 

Pour 4 personnes (1 boule par personne)
(bien que àa semble long, c'est assez facile à faire pour un très bon résultat)

Pour la Kofta :
350 g d'agneau haché
4 oeufs + 2 oeufs
1/2 oignon finement haché
2 gousses d'ail hachées
1/2 c. à café de curcuma
1 c. à café de Garam masala
1 c. à café de poudre de piment (selon le goût)
2 c. à soupe de farine de pois-chiche( ou de riz ou de blé)
Sel
Bain d'huile

Pour la sauce :
1 oignon haché
1 boîte de tomates concassées (sinon 3 tomates bien mûres si c'est la saison)
1 yaourt nature
2 gousses d'ail pilées
1 morceau de gingembre frais de 2 cm, pilé
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de Garam masala
1/2 c. à café de poudre de piment (selon le goût)
2 pincées de sucre
Sel
1 c. à soupe d'huile ou de ghee

Faire cuire les 4 oeufs durs puis les écaler et réserver.
Préparer la Kofta en mélangeant tous les ingrédients sauf la farine de pois-chiche dans un saladier. Battre un des oeufs restants et l'incorporer à la viande, bien amalgamer le tout.
Diviser la préparation en 4 parts et façonner une boule avec chaque portion
Aplatir une boule de viande pour obtenir une galette, disposer un oeuf dur au centre, envelopper l'oeuf uniformément. Procéder avec le reste des oeufs.

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Saupoudrer les kofta de farine de pois-chiche
Faire chauffer l'huile de friture
Battre le dernier oeuf avec une cuilère à soupe d'eau, y plonger un kofta, égoutter puis faire frire jusqu'à ce qu'il soit bien doré.

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Retirer de l'huile et faire égouter sur du papier absorbant.

Préparer la sauce en faisant chauffer l'huile, faire revenir l'ail, le gingembre et l'oignon.
Incorporer les épices et compter 2 min. Ajouter la tomate oncassée et faire cuire à feu doux 5 min
Ajouter le yaourt, environ 100 ml d'eau et poursuivre la cuisson de 5 min
Ajouter les koftas et laisser mijoter sur feu moyen 10 min

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Couper les koftas en deux et les servir avec de la sauce et un peu de riz nature

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Source recette : "Inde, saveurs du bout du monde". 

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16 janvier 2009

Biryani de mouton de Hyderabad pour le salon du Cinéma

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Je me sentirais coupable d’ingratitude si je ne remerciais pas Rishi, un lecteur d'origine indienne avec qui j'échange des mails autour de nos cultures. Passionné de cuisine et amoureux de poésie, il est un "ami virtuel" qui partage chaleureusement ses connaissances et surtout ses recettes de famille. Il m'a gracieusement transmise cette recette de Biryani royal, réputé le meilleur !! Celui de Hyderabad (clic), capitale de l'Inde du Sud et ancien centre culturel de l'islam Indien, au parfum d'épices profondes, à la fraîcheur de la menthe et au subtil goût du mouton. Un merveilleux Biryani connu dans toute l'Inde mais aussi dans le monde.

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Je me sentirais également coupable si je ne vous parlais pas du Salon du Cinéma (clic) qui se déroule du 16 au 18 janvier à Paris. Pour sa troisième édition, l'Inde ou plutôt le cinéma Indien "Bollywood" est à l'honneur avec un programme d'ouverture très riche : des tables rondes, des conférences thématiques, une projection de films et même une nocturne cinématographique aujourd'hui jusqu'à demain 5h du matin.
A l'heure où vous lisez ce billet, je serais au salon, munie de mon APN, à me faufiler entre les stands à la recherche de la famille Bachchan (Amitabh, Jaya, Abishek et Aishwarya Rai).

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Source photo : Aujourd'hui l'inde

Mais au-delà de ma BollywoodmaniaBollywoodmania, je compte bien participer aux tables rondes évoquant les échanges entre la France et l'Inde, sur les productions et les diffusions de films dans l'hexagone. J'aurais également l'occasion de voir "Camera Kids" qui a eu l'Oscar du meilleur documentaire en 2005, l'histoire d'enfants de prostituées du Calcutta devenus photographes.

Alors pour ne pas sentir toute cette culpabilité, voici le fameux et le merveilleux Biryani de mouton à la mode de Hyderabad mais adapté à ma façon. Un plat assez facile à faire mais qui demande une certaine technique et surtout pas mal d'épices, il ne faut vraiment pas limiter ni diminuer la quantité d'épices même si ça vous semble beaucoup, c'est le secret d'un biryani très parfumé.

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Pour 6 à 7 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de repos : 1h
Temps de cuisson : 1h

600 g de viande de mouton ou agneau (épaule, gigot)
500 g de riz Basmati de bonne qualité (Tilda pour moi)
3 pots de yaourt nature brassé
2 oignons
1 généreuse botte de menthe fraîche
1 généreuse botte de coriandre fraîche
1 piment vert émincé et débarrassé de ses graines
Épices : 6 capsules de macis, 6 cardamomes noires, 10 cardamomes vertes, 1 c. à café de poivre noir écrasé, 4 feuilles de laurier indien, 1 c. à café de paprika, 1 c. à café de cumin en graines, 1 c. à café de cumin moulu, 4 clous de girofle, 4 c. à soupe pleines de garam masala,  1/2 c. à café de pistils de safran de bonne qualité (Iranien pour moi),
Sel
2 c. à soupe de Ghee
4 c. à soupe d'huile
Eau de rose (environ deux bouchons)

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Feuilles de laurier Indien

Couper la viande en moyens morceaux puis les placer dans un grand saladier. Ajouter le piment, la moitié des feuilles de coriandre et de menthe émincées, le macis, les deux cardamomes (vertes et noires), le poivre, le laurier indien, le clou de girofle, les deux cumins (en graines et moulu), le sel, 2 c. à soupe de garam masala, l'huile et enfin les yaourts. Mélanger le tout puis mettre à mariner une heure au minimum sans placer au frais.

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Pendant ce temps, émincer les oignons et les faire frire dans un bain d'huile puis égoutter sur du papier absorbant. Il est important de les frire dans un grand volume d'huile pour qu'ils soient croustillants.

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Rincer le riz jusqu'à ce que l'eau de rinçage devienne claire. Faire cuire le riz dans de l'eau salée sans le faire le tremper au préalable (Veiller à ce que l'eau soit bien salée). Retirer le riz à sa mi cuisson, il ne faut pas le faire cuire entièrement. je prends comme repère dès qu'il gonfle légèrement et devient plus blanc que le grain non cuit, au goût il reste dur à l'intérieur. Égoutter et réserver.

Dans un faitout assez lourd et à fond épais, faire chauffer un peu de ghee, ajouter la viande et sa marinade puis  faire suer un peu sans faire dorer la viande.

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Couvrir de la moitié de riz
Parsemer de la moitié d'oignon frit, de coriandre et de menthe ciselées, d'une cuillère à soupe de garam masala.

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Ajouter le reste de riz et couvrir du reste d'oignons, d'une cuillère à soupe de garam masala, et du safran dilué dans un peu d'eau tiède. Ajouter quelques noisettes de ghee et l'eau de rose.

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Couvrir et laisser mijoter sur feu doux 1 heure.
Vous pouvez luter et placer votre faitout au four à 180° / 200° pendant 1 heure.

Soulever une bonne cuillère et dresser décoré de feuilles d'argent.
Déguster avec un raîta de concombre et de tomates bien épais ou une sauce relevée dans la quelle baigne un oeuf dur

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14 janvier 2009

Omelette à la mode des slums pour se mettre dans l'ambiance de "Slumdog Millionaire"

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Quand j'ai su que livre  de Vika Swarup, « Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire » (clic ici pour voir l'affiche), a été repris au cinéma, je n’avais qu’une hâte, c’est d’aller le voir pour vivre autrement cette magnifique histoire ; j’en tremble !

Rani Mohammad Thomas, un jeune homme de 18 ans, orphelin, inculte et vivant à Mumbai, participe à l’émission «Qui veut gagner des millions ? » en version Indienne. Il est sur le point de gagner 20 millions de roupies lorsque la Direction soupçonne une tricherie et fait appel à la police… Pour s’expliquer, il retrace l’émission, question par question, pour raconter sa vie, chapitre après chapitre…

L’histoire est un mouvement de faits troubles qui créent chez le lecteur un tourbillon de sentiments, ceci m’attire particulièrement dans la littérature Indienne et constitue un des arguments phares que je porte au choix d’un roman. Un bouleversement d’événements face aux obstacles présents partout pousse Ram, héros de l’histoire, à changer de lieu et nous fait ainsi voyager dans toute l’Inde étrange, à la découverte de paysages très contrastés, à la rencontre de personnages ou plutôt de portraits de toutes origines. Ses invraisemblables aventures, chapitre après chapitre, dévoilent une fabuleuse confusion, mais cohabitation, des inégalités en Inde.

Ce livre m’a tenue en haleine et sans interruption jusqu’à la fin, j’ai tenu mon souffle moultes fois, j’ai pleuré, j’ai souris et ris aussi, j’ai crispé ma mâchoire de colère, j’ai exprimé ma peine, j’ai tout simplement adoré ce voyage dans une vie au journal accompli. 

Le film sort en France aujourd’hui mais je suis bien ravie d’apprendre qu’il est le grand vainqueur des 66e "Golden Globes", dont la cérémonie s'est tenue en ce début de semaine à Beverly Hills. Le film a eu quatre récompenses majeures : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario et Meilleure musique originale… J’en tremble !

Je vous invite à visiter le très riche et bel article de Gilles sur son site (clic ici).

Omelette à la mode des slums (taudis de Maumbai) ou omelette masala :

Pour une personne, moi

3 oufs
1/2 c. à café de pâte d'ail et de gingembre
1 c. à café de Garam masala
1 généreuse pincée de cumin en graines
Quelques feuilles de coriandre
Un peu de piment vert émincé
Sel
Ghee

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Dans une petite poêle, faire chauffer un peu de ghee, ajouter le cumin et dès qu'il crépite ajouter immédiatement le garam masala, la pâte d'ail et de gingembre, et le piment.
Ajouter les oeufs battus en omelette, la coriandre et cuire à votre convenance.
Déguster à même la poêle avec des chapatis.

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09 décembre 2008

Curry de crevettes aux feuilles de methi

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L'an passé, j'ai échangé quelques mails avec un lecteur Tunisien, il m'a gracieusement proposé de m'envoyer des feuilles de fenugrec (methi) issues de sa propre ferme. A cette époque je n'arrivais pas à trouver ces feuilles de methi si particulières qui transforment une simple recette en un plat singulier, lui procurent amertume pas si désagréable que cela, et une certaine acidité qui convient à n'importe quel type d'ingrédient. Quelques semaines plus tard, je reçois un paquet d'où dégageait une odeur si forte que j'ai mis du temps à l'ouvrir par crainte d'y découvrir un cadavre (oui un cadavre dans un petit paquet-lettre!!!). La poste avait pris beaucoup de retard (pour ne pas changer!!!!) sans se soucier des lettres à cadavres sagement disposées dans ses locaux! Je me suis dirigée vers la balcon, tenant le lettre à un mètre de moi, la regardant du coin de l'oeil et prenant un bon bol d'air avant d'arrêter de respirer ... Je finis par ouvrir cette bombe puante et y découvre des feuilles de methi fraîches pourries "Ah non! quel dommage! quels cons!" et d'un fort débit, je traite par tous les noms les coupables de la mort de mes feuilles de methi! Je n'ai même pas eu de la peine pour le facteur qui a fait sa tournée ce jour là, la lettre au cadavre dans sa sacoche!

Quelques semaines plus tard, je découvre les feuilles de methi surgelées dans la seule épicerie indienne à Paris, je suis alors la plus heureuse au monde! quelque temps après, je découvre ses mêmes feuilles séchées dans presque toutes les épiceries indiennes à Paris, je suis alors aux anges!

Les feuilles de methi sont presque indispensables pour certains plats indiens, un peu comme la graine de fenugrec qui, ajoutée au plat apporte de la prestance et affirme sa saveur. Pour moi, les feuilles de methi sont irremplaçables bien que certains proposent de les remplacer par les feuilles d'épinards qui sont très loin de la saveur des feuilles de methi. Si vous n'en trouvez pas, je vous conseille de faire germer des graines de fenugrec qui vont donner des feuilles à la saveur âcre et acide recherchée.

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Je vous raconte le Fenugrec et le fais germer ici - clic

Le curry que je vous propose aujourd'hui est rapide à faire, quelques minutes suffisent pour profiter pleinement d'un plat onctueux et légèrement amer mais très doux. Et rien de plus suave que d'accompagner ce curry d'un de ces clips que je passe en boucle sur mon MP3, qu'est ce qu'elle est belle cette femme!!!! 

Pour 2 - 3 personnes
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 15 min

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400 g de crevettes crues
1 oignon
2 piments verts
1/2 boîte de lait de coco
2 c. à soupe de feuilles de methi séchées (feuilles de fenugrec)
10e de feuilles de curry
1/2 c. à café de pâte d'ail
1/2 c. à café de pâte de gingembre
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de moutarde jaune en graines
1 c. à café rase de coriandre moulue
1/4 c. à café de graines de fenugrec
Sel
Ghee

Décortiquer les crevettes et réserver.
Dans un sautoir ou un wok, faire chauffer un peu de ghee. Ajouter la moutarde en graines, dès qu'elles crépitent, ajouter les graines de fenugrec, les feuilles de curry, la pâte d'ail et de gingembre, le piment coupé en deux et débarrassé de ses graines.
Incorporer l'oignon émincé et le laisser suer. Ajouter le reste des épices et laisser prendre 1 min sans coloration des oignons. 
Arroser d'un verre d'eau et laisser frémir à moyen feu avant d'incorporer les crevettes et les feuilles de methi, saler.
Dès que les crevettes sont cuites en prenant une belle couleur rosée, verser le lait le lait de coco, mélanger et compter cinq à sept minutes de cuisson à feu fort.
Servir avec du riz nature ou à la cardamome.

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28 novembre 2008

Vegetable cutlets : escalopes de légumes

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Un jour, en regardant ma chaîne indienne favorite Zee TV, j'ai aperçu à la dernière minute d'une émission culinaire, la confection de ces snacks végétariens. J'ai eu juste le temps d’intercepter le nom en Anglais "Vegetable cutlets" qui signifie "Escalopes de légumes". A l’aspect régulier et à la couleur dorée, ces escalopes m’ont de suite séduite. Sans trop attendre, j'ai pianoté sur Internet à la recherche de la recette la plus authentique possible. 

De site en site, de blog en blog et de page en page, je suis tombée sur des recettes quasi-identiquesquasi-identiques avec quelques différences apportées par les auteurs : Les pressés utilisent les boîtes de macédoine en conserve à la place de légumes frais. Les adeptes de la technologie font cuire les petits légumes au micro-ondes. Les astucieux utilisent les légumes qu'ils ont sous la main … Sans oublier le choix des épices et le moment de leur addition, certains font revenir les légumes avec les épices pour faire mijoter l’ensemble, d'autres les ajoutent froides aux légumes et procèdent directement au façonnage de "cutlets". Quelque soit le procédé et la recette, le mélange ne doit pas être très humide et avoir une consistance assez compacte. Quant au épices, elles jouent un rôle très important puisqu'elles donnent une divine saveur aux légumes et un bon goût aux cultlets frits, ne les négligez pas. Tellement de différences mais qui n'affectent en aucun cas le goût de ce snack aux légumes. 

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Ingrédients :

2 pommes de terre de taille moyenne
1 carotte, 6 haricots verts, 1 poignée de petits pois ... autres légumes au choix
1 c. à soupe de feuilles de coriandre émincée
1 piment vert débarrassé de ses graines (ou avec si vous aimez son feu)
1/2 c. à café de gingembre frais pilé (pâte de gingembre)
1/2 c. à café d'ail frais pilé (pâte d'ail)
1 c. à café de cumin en graines
1 c. à café de coriandre moulue
1 c. à café de mélange Garam Masala
Sel
Chapelure
3 c. à soupe de Farine
Huile

Confection :

Peler le pommes de terre et les faire cuire à l'eau jusqu'à ce qu'elles deviennent tendres. Égoutter, laisser refroidir puis écraser au presse-purée ou à la fourchette.
Faire de même avec le reste de légumes, bien égoutter puis écraser légèrement avec une fourchette.

Dans une sauteuse, faire chauffer un peu d'huile. Ajouter l'ail et le gingembre pilé, le cumin, la coriandre moulue et le garam masala. Bien mélanger puis ajouter le piment coupé, la coriandre émincée et les légumes sauf la pomme de terre.
Hors du feu, ajouter la pomme de terre à la préparation et mélanger le tout en un appareil homogène.
Former de gros palets plus ou moins de la taille de la paume de main, réserver.

Dans un bol, mélanger la farine et un peu d'eau de manière à obtenir un mélange liquide.
Y plonger les cutlets de légumes puis passer dans la chapelure de manière à bien les couvrir.
Faire frire dans un bain d'huile chaud mais pas fumant.

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Astuces et conseils :

- Vous pouvez mettre n'importe quel légume et même y ajouter quelques lentilles ou noix non salées.
- Si votre mélange est humide, égoutter au tamis, dans un torchon sinon ajouter un peu d chapelure à la préparation aux légumes.
- Vous pouvez donner une couleur aux cutlets on y ajoutant du curcuma ou du paprika.

Mes trouvailles sur cette recette :
Indianchild
Le blog  : daily girl blog
Syvum
Le blog : juste for fun
Baabmallya

Bon week-end à tous, quant à moi je serais du côté de Soissons
pour le premier salon du blog culinaire

C'est ici que ça se passe - clic-

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30 octobre 2008

Pain perdu à l'indienne

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Je boude... je boude sérieusement contre Pascale qui m’interdit le dessert alors que j’en ai besoin. Je veux des surcreries pour affronter l’hiver qui s’installe durement, je veux des forces pour tabasser Paprikas qui est méchante avec moi, je veux du réconfort car j’ai eu un os déplace au pied pendant un petit moment, mon travail n’a plus de sens … Alors quand-t-on m’interdit le dessert connaissant toutes mes peines, je ne vois qu’une seule coupable ; Pascale.

Mais si je boude contre Pascale, qui vais-je appeler tous les soirs pour discuter, vider mon sac, échanger, refaire nos journées ensemble, parler de l’avenir, s’épauler, se rendre réciproquement meilleure… Je ne pense pas que je pourrais bouder longtemps contre Pascale, ce serait bouder à une amitié si précieuse !

Il y a Paprikas qui pourrait me soutenir dans ce boudage contre Pascale, puisqu’on a été toutes les deux renvoyées dans nos chambres et eu des épinards à la place du dessert!! Des épinards en dessert, mais c'est GRAVE!! Réflexion faite, je pense que Paprikas est aussi méchante. Elle me nargue et finit toujours ses phrases par "Rhgrrrrrrrhhhh" et "Pffffffffffffff", c'est qu'elle se moque toujours de moi ;-// moi qui ne fais rien, mais vraiment rien, pour mériter ça!

Mais si je ne parle plus à Paprikas, avec qui vais-je piquer des crises de rire à 10h, 11h, à midi, à 13h et à 15h! Elle est la seule à rire de mes blagues arabes accentuées d'un accent mortel! de plus, elles nous ouvre preque tous les mois les portes de sa maison pour un vendredi soir entre filles où ça parle string et rouge à lèvres, mecs et quiches, robe et chocolat, livres et rêves (j'aime bien ces associations, chacun les intérprétera à sa manière).  Je ne pense pas non plus que je pourrais bouder longtemps contre Paprikas, ce serait bouder à une amitié si précieuse !

Alors pour mes amies les plus précieuses Pascale et Paprikas, voici le dessert de l'amitié en ce dernier jour de Diwali, jour consacré aux soeurs.

Aujourd'hui c'est le dernier jour de  Diwali, Bhai Bij ou Bhaubeej. Les sœurs prient pour leurs frères et leur souhaitent une longue et heureuse vie. Les frères à leur tour bénissent les soeurs et les dorlotent de cadeaux. C'est un jour très familial où un somptueux repas est servi.

Pour 2 personnes
Temps de prépération : 20 min
Temps de cuisson : 15 min

2 tranches de pain de mie
2 c. à soupe de sucre
4 c. à soupe d'eau de rose (ou nature)
100 ml de lait
4 c. à soupe de lait concentré sucré
Une poignée d'amandes effilées
Une poignée de raisins secs
Une fine pincée de safran
Pétales de rose (facultatif)
Ghee

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Couper les tranches de pain de mie en deux.
Faire chauffer le ghee, y faire revenir les tranches de pain jusqu'à coloration.
Dresser dans des assiettes.
Chauffer sur feu fort le sucre et l'eau pour former un sirop épais
Verser sur le pain en l'imbimant complétement.
Chauffer les deux laits surfeu moyen, parfumer au safran puis retirer du feu
Verser sur le pain, parsemer d'amandes et de raisins secs.
Finir par une touche de rose et garder au frais 1 à 2h

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29 octobre 2008

Keema Akbari : viande hachée aux amandes et noix de cajou

Je partage avec vous cette chaleureuse ambiance typique de la fête de Diwali, considérée comme le meilleur festival. La vidéo ci-après illustre assez bien le climat festif de cet événement qui plaît aussi bien aux grands qu'aux petits. La joie est doute plus grande chez les enfants qui, vêtus de leur plus beaux et neufs habits, s'amusent à faire éclater des pétards, à allumer des bougies, à dessiner des Rangolis, et goûtent aux gourmandises les plus colorées et les plus sucrées.

Après les snacks salés, la Halwa sucrée de carottes, voici une spécialité du Nord de l'Inde aux notes d'Akbari, le grand souverin. On reconnait bien dans ce plat, la touche musulmane de la cuisine Indo-Pakistanaise par l'ajout d'amandes et de noix de cajou. Des fruits secs qui subliment une viande, les légumes, les pains ou même les lentilles (dhals), ils apportent du croustillant, de la consistance, de la pronfondeur, du fruité et de l'arôme.

Que l'aspect pas tellement photogénique du plat ne vous repousse pas. Il est divin avec peu d'ingrédients et une cuisson assez rapide. Vraiment goûteux et qui change des Kormas crémeux, qui rappelons-le viennent du Nord. On retrouve cette cardamome fleuri, ces amandes ou noix de cajou croustillant, ce piment prononcé, ce yaourt liant pour un subtil mélange d'agneau et d efruits secs.

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400 g de viande d'agneau hachéee
2 Oignons (pitaz)
2 gousses d'ail (lasan)
1 Yaourt nature brassé
2 c. à soupe de Noix de cajou (kaju)
2 c. à soupe d'Amanades (badam)
2 c. à café de graines de pavot blanc (khus khus)
6 Cardamomes vertes (elaîchi)
10e de graines de poivre
2 Piments verts
Sel
Ghee

Dans un faitout, faire chauffer le ghee
Ajouter l'oignon émincé et faire suer 4 min
Ajouter la viande et bien faire rissoler environ 10 min

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Ajouter le piment, la cardamome entière, le poivre moulu et le yaourt.
Mélanger et laisser mijoter 10 minutes.

Transformer les amandes, les noix de cajou et le pavot en une pâte avec très peu d'eau, à peine 2 à 4 c. à soupe.

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Incorporer cette pâte à la viande, mélanger et laisser mijoter jusqu'à ce que le mélange soit compacte et se détache du faitout. Il faut compter 10 à 12 minutes sur feu moyen.

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Servir chaud, accompagner de riz basmati à la cardamome.
Il est possible de l'accompagner d'une sauce légére (bouillon), petits légumes massala, dhals ... pour avoir un plat consistant et complet.

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C'était bon, n'est-ce pas Pascale?

Source de la recette : L'art de la cuisine Indienne de Rocky Mohan, dans le top 5 de mes livres de cuisine indienne, axée sur la cuisine indo-pakistanaise.

Posté par Minouchkah à 09:31 - p. Cuisine Indienne - Commentaires [24] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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