16 octobre 2009
Poulet aigre doux à l'Indienne
Je me demande si j'ai pas trouvé là ma recette préférée. Du poulet en sauce épaisse, relevée, épicée et crémeuse pour accompagner du riz basmti d'excellente qualité (le fameux TILDA) et en saucer l'assiette avec du pain indien.
A la maison, nous sommes amateurs de poulet, de toute catégorie. Alors notre menu de la semaine se voit parfois varié en cuisinant la même volaille : le lundi il se veut marocain en version tajine avec des légumes, le mardi je pourrais faire griller un blanc de poulet mariné dans des épices, le mercredi serait en tarte avec une petite salade, le jeudi se voit sauté avec des nouilles dans un esprit asiatique, le vendredi serait en fricasé comme aux Antilles, le samedi relevé en curry épais et le dimanche en version couscous !! Mais rassurez-vous, ce n'est qu'un menu imaginaire parce que comme vous, je manque de temps et je ne fais pas de grands plats tous les jours ! Alors ce poulet n'est pas la seule star de mon menu de la semaine, mais quand je déguste un tel plat je ne peux que rêver d'en manger tous les jours.
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 20 min
Temps de cuison : 35 min
1 poulet désossé, en petits morceaux et sans la peau
2 oignons
2 c. à soupe de chutney à la mangue (salé-acide)
3 c. à soupe de concentré de tomates
2 c. à café de mélange Garam masala
2 c. à soupe de yaourt épais (à la Greque)
1 c. à café de piment en poudre
1 c. à café de gingembre pilé
1 c. à café d'ail pilé
1 bâton de cannelle
1 c. à café de sucre jaggery (ou sucre roux)
1 c. à café de ghee ou d'huile
Feuilles de coriandre
Dans un wok à fond épais, faire chauffer le ghee ou l'huile.
Y faire suer l'oigon émincé, l'ail et le gingembre pilés.
Ajouter le poulet, la cannelle, le Garam Masala, le sel, le piment, le sucre puis faire dorer quelques minutes.
Incorporer le concentré de tomates et le chutney de mangues. Poursuivre la cuisson 5 min puis arroser d'environ 150 ml d'eau. Laisser cuire à feu moyen environ 20 min jusqu'à ce que le poulet soit tendre.
Epaissir avec le yaourt et faire cuire 2 min de plus.
Accompagner de quelques feuilles de coriandre
Je suis une bloggueuse indigne, par ce que je vous fais saliver avec ce billet alors que je suis loin, en vacances, en voyage en Crète, île des Dieux et de l'Amour. Je serais donc absente pour quelques jours mais je reviendrais avec beaucoup d'amour à partager.
15 octobre 2009
Pomme de terre aux noix de cajou
Voilà un plat qui pourrait suffir à lui-même, avec des pommes de terre qui prennent un air si raffiné et si savoureux. Jamais un tel légume n'a pu me chatouiller les papilles que quand je le cuisine sous des notes Indiennes.
Mon moulin à bla bla sera court aujourd'hui parce que je suis presque en vacances, parce qu'il fait tout froid dehors et que parfois les recettes ont juste besoin d'être partagées sans un roman en introduction !
Pour 2 personnes
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 20 min
4 pommes de terre
1 yaourt
2 c. à soupe de noix de cajou non salées
10 feuilles de curry
1 c. à soupe de moutarde brune
1 c. à soupe de curcuma
1 c. à café de mélange curry (fait maison pour moi)
1/2 c. à café de gingembre pilé
1 c. à café de ghee
Sel
Peler les pommes de terre, les couper en moyens morceaux puis les faire cuire dans de l'eau au départ froide.
Saler et ajouter la moitié de curcuma.Après cuisson, faire égoutter et réserver.
Dans une petite casserole ou sauteuse, faire chauffer le ghee, y faire crépiter les graines de moutarde, les feuilles de curry, la pâte de gingembre, le reste de curcuma, le curry et les noix de cajou concassées au mortier.
Incorporer les pommes de terre et mélanger sans trop écraser les pommes de terre.
Verser à peine 4 cuillères à soupe d'eau et le yaourt fouetté. Mélanger et réctifier le sel si besoin.
Déguster seul avec du pain ou en accompagnement d'un curry de viande.
Une autre recette végétarienne de pomme de terre :
Pomme de terre au yaourt et au coco - clic -
Vegetable cutlets : escalopes de légumes - clic -
Et si je vous dévoilais la recette de Dosai à la pomme de terre et celle des parathas ? ... il faudra patienter, car d'autres semaines thématiques comme "les pains indiens" attendent leur tour.
14 octobre 2009
Poori ou Puri, pain soufflé Indien (version feuilletée)
Poori ou Puri, est un pain frit facile et à la texture soufflée qui lui donne celle légèreté telle une bulle d'air ! Il accompagne merveilleusement tout plat en sauce, soit tout seul soit avec du riz. Les marchands ambulants les vendent comme un en-cas avec des sauces bien liquides ou des chutneys relevés, mais ils sont plus petits, plus croustillants et creux à l'intérieur pour servir ainsi de fausse cuillère, ce sont des "chips" de poori dont je vous parlerais courant novembre.
Il existe aussi la version à la farine complète comme celle utilisée pour les chapatis, le poori sera alors brun et croustillant. Dans certaines recettes, les cuisinières mélangent de la farine et de la semoule fine, ce qui donne une texture légèrement granuleuse au poori et cette couleur dorée très appréciée.
Je vous dévoile aujourd'hui ma version préférée, un pain soufflé et feuilleté qui reste blond et moelleux. Je dois cette à la maman d'une amie, Maya.
Pour 8 pooris
Temps de préparation : 30 min
Temps de repos : 30 min
Temps de cuisson : 2 min par poori
200 g de farine
100 ml d'eau tiède
1 c. à soupe de ghee ou d'huile
1/2 c. à café de sel
Huilepour la friture
Dans un saladier, mélanger la farine et le sel, faire un puits et y verser le ghee ou l'huile ainsi que l'eau. Ptérir à la main pendant environ 10 min jusqu'à ce que la pâte soit ferme et élastique. Couvrir d'un linge propre et laisser reposer 1 h.
Pétrir de nouveau la pâte puis la diviser en 8 boules.
Abaisser chaque boule en crêpe très fine d'à peine 1 mm et de 10 cm de diamètre.
Faire chauffer l'huile (tester la température en jetant un morceau d epâte s'il monte à la surface, l'huile est prête)
Plonger le poori dans l'huile, il doit remonter immédiatement à la surface. Le maintenir immergé dans l'huile à peine 5 secondes pour qu'il gonfle puis le retourner.
Retirer et égoutter. Procéder un par un et servir très chaud
Astuce 1 : Vous pouvez les faire dorer un peu plus.
Astuce 2 : Pour qu'ils soient plus croustilants, prolonger le temps de cuisson sans que l'huile ne soit très chaude. Là encore c'est question de goût, moi je les apprécie feuilletés.
Les miens ont dégonflé le temps de servir le repas et de prendre des photos ! Mais on apprécie tout de même cette texture soufflée et creuse.
Déguster avec un plat en sauce ou comme un en-cas avec des chutney ou un condiment relevé
Ne ratez pas la recette des Nans juste ici et une autre version masala vous sera proposée ultérieurement.
13 octobre 2009
Pakora de courgettes et son chutney de coriandre
Serait-il nécessaire de vous parler de ces beignets à la farine de pois-chiche (Besan) ? Si connus et si appréciés au même titre que les samossas car ils composent ces petits en-cas que l'on trouve presque dans toute l'Inde. Chaque région et chaque famille a sa recette en mettant telle ou telle épice : du cumin pour la digestion, du fenouil pour l'haleine, de l'Ajwan pour sa saveur, des graines de grenade pour l'acidité... Chaque épice a son rôle à tenir tant au niveau des bienfaits que des saveurs. Les pakoras ou les badjis (Bhajis) sont souvent aux légumes pour une version végétarienne : à l'aubergine, aux oignons, aux légumes mélangés... mais aussi aux crevettes, au poulet et au panner. Il existe aussi une variante aux noix de cajou et à la farine de riz beaucoup plus consistante que les pakoras classique et tout aussi succulents. Accompagnez-les d'un chutney de mangue, de menthe, de noix de coco ou de coriandre.
Pakora de courgettes :
Pour une vingtaine de beignets
Temps de préparation : 10 min
Temps de cuisson : 10 min
6 c. à soupe de farine de pois-chiche
2 petites courgettes
50 ml d'eau
1 c. à café de cumin en grains
1/2 c. à café de curcuma
Environ 10 feuilles de curry
La pointe de couteau d'asafoetida
Sel selon le goût
Astuce 1 : Utiliser des petites courgettes car les grosses dégagent beaucoup d'eau et risquent d'être spongieuses.
Asafoetida : est une résine extraite par incision du rhizome d’une plante ombellifère, très puante appellée aussi "crotte du diable", mais comme par miracle elle perd son odeur durant la cuisson et aide à la digestion.
Dans un saladier, mélanger la farine de pois-chiche avec le sel, le curcuma, le cumin, l'Asafoeitida et les feuilles de curry.
Verser l'eau de manière à avoir une pâte sans grumeaux et assez épaisse.
Y plonger les courgettes râpées et mélanger l'ensemble.
Si la pâte est liquide, ajouter la farine de pois-chiche si au contraire elle est trop épaisse arroser d'eau.
Préchauffer un bain d'huile sans qu'il ne soit très fumant.
A l'aide de deux fourchettes, prélever un peu de courgette avec la pâte et plonger dans l'huile.
Faire dorer puis retirer du feu et faire égoutter sur du papier absorbant.
Mes autres recettes de Pakoras :
Pakoras de légumes - clic -
Badjis d'aubergine - clic -
Badjis de pomme de terre - clic -
Badjis d'oignons - clic -
Déguster avec un chutney à la coriandre (sans le yaourt, par ce qu'il y a aussi la version crémeuse) :
Pour un bocal
Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 2 min pour les épices
2 bouquets de coriandre
10 feuilles de curry
6 gousses d'ail
1 c. à café de pâte de tamarin
1 morceau de gingembre frais de la taille d'un pouce
1 piment vert (ou plus selon le goût)
1 c. à café de moutarde brune
50 ml d'huile de moutarde ou de tournesol
Sel
Dans un mortier, émincer la coriandre avec l'ail, le gingembre, le piment sans ses grains et le sel.
Faire griller à sec la moutarde et les feuilles de curry, ajouter le tamarin dès que la moutarde chante et que les feuilles de curry changent de couleur.
Ajouter le mélange de coriandre et diluer avec l'huile de moutarde. Bien mélanger, retirer du feu puis laisser refroidir avant de placer dans un bocal. Conserver au frais comme pour un Pesto maison.
Astuce 2 : Une fine couverture d'huiel doit couvrir le chutney pour une meilleure conservation.
Astuce 3 : si vous souhaitez garder la couleur vive de la coriandre, plonger les feuilles rapidement dans de l'eau chaude sans frémissements puis retirer et faire sécher avec du papier absorbant.
Astuce 4 : Vous pouvez utiliser un mixer mais je préfére manipuler le mortier
12 octobre 2009
Curry de poulet à la menthe
Comme ça fait du bien de ne rien faire des fois! Juste rester à la maison à regarder quelques DVDs sous la couette, dans les bras de son homme, à trier quelques photos d’escapades qui nous aspirent un peu de vacances, à caresser le chat qui réclame sa ficelle pour jouer … Un dimanche digne d’un jour de repos, car s’il y’a bien une chose à faire, ce serait de se reposer !
Il y a comme un air de vacances qui rôde à la maison, une valise ouverte qui attend d’être garnie, un bac à légumes presque vide, les passeports sur le bureau … Plus que quelques jours et je vous laisse le temps d’un voyage au pays des Dieux.
Parlant justement de Dieux, je vous ai promis une semaine savoureuse en épices et en parfums venus des Indes. J’ai puisé dans mes archives tout un menu Indien avec des anciennes recettes qui attendaient la bonne occasion pour être partagées. C’est justement la fête de Diwali (Divali) qui pointe son nez, une fête très populaire en Inde, celle des lumières, à l'occasion de laquelle on s'offre des cadeaux et on tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important, est consacré à la déesse Lakshmi, épouse de Vishnu. Les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions. Lakshmi est la déesse de la fortune et de la prospérité, ou de l'abondance. Elle est elle-même vénérée par de nombreux dieux, dont Ganesh.
Pour 4 personnes
Temps de préparation : 30 min
Temps de repos : 30 min
Temps de cuisson : 40 min
1 poulet coupé en morceaux et sans la peau
1 botte de menthe fraîche
2 petits oignons hachés
2 piments verts débarassés de ses graines
1 yaourt à la Greque nature
1 c. à café d'ail pilé
1 c. à café de gingembre frais pilé
1 c. à soupe de moutarde brune
1 c. à café de fenouil en graines
1 c. à café de coriandre moulue
6 capsules de cardamome verte
2 feuilles de laurier indien
1 bâton de cannelle
1/2 c. à café de poivre blanc moulu
2 c. à soupe d'huile de moutarde (ou de tournesol)
Dans une marmite à fond épais, faire chauffer l'huile de moutarde et y faire crépiter la moutarde en graines.
Ajouter les feuilles de laurier indien, la cannelle, le fenouil, la cardamome, la coriandre moulue, l'ail et le gingembre pilés, le piment coupé en deux. Dès que les épices prennent une petite couleur dorée, ajouter l'oignon haché et faire suer.
Incorporer le poulet, le sel et le poivre blanc moulu, mélanger l'ensemble et faire dorer sur feu assez fort.
Arroser d'un petit verre d'eau et couvrir pour laisser cuire 20 min environ.
Fouetter le yaourt avant de l'incorporer au poulet.
Emincer les feuilles de menthe sans les tiges et additionner au poulet, laisser mijoter 15 min encore.
Servir avec du riz et une petite portion de curry de légumes type pomme de terre ou aubergine.
Souvenez-vous mon menu spécial Diwali de l'année dernière avec :
Kachori, snack Indien fouré au dhals- clic -
Gajar ka Halwa, compote à la carotte - clic -
Keema Akbari, viande hachée aux noix de cajou - clic -
Pain perdu à l'Indienne, à la rose - clic -
Et pour toutes les autres recettes Indiennes, c'est par ici que ça se passe - clic - pour plus de 70 recettes !
28 août 2009
Sindhi Murgh, poulet mijoté aux épices à la mode du Sindh
Succlent ! Divin ! Terrible ! ... Je vous ai assez mis l'eau à la bouche ?! Alors attendez de lire la liste des ingrédients et la promesse goûteuse qu'ils donnent à ce plat !
Ce plat est parfait pour les amateurs de la bonne cuisine Indienne, la vraie, la véritable au bon choix des mélanges d'épices maison, au juste équilibre de ces graines et poudres qui vous transportent ! Cette cuisine qui ne conjugue pas seulement les épices et les ingrédients de qualité, mais se veut technique et recherchée dans son mode de préparation. Chaque étape de mixture, d'ajout d'ingrédient, de marinade et de cuisson est justifiée, la preuve avec cette recette riche en épices et en procédé de confection. C'est une tuerie ce plat... mais qui nous veut du bien, car il associe du poulet aux épices bénéfiques (le curcuma, le gingembre, le cumin, le poivre...), avec du laitage, de l'ail régulateur de la tension artérielle, le tout avec peu de matière grasse contrairement à ce qu'on pourrait croire.
Murgh signifie poulet en hindi, mais que veut dire Sindhi ? Le Sindh est l’une des quatre provinces du Pakistan. Il est entouré du Balouchistan à l'ouest et au nord, du Panjâb et du Rajasthan indien à l'est. Il est bordé au sud par la mer d'Oman et le Rann de Kutch. C'est dire la richesse culturelle de cette province de part sa géographie et son histoire lointaine. Dans cette province, la cuisine vaut le détour avec des mariandes onctueuses, un choix d'épices fraîches et des aromates parfumés. Une cuisine de dhals, de céréales, de volailles, d'agneau, de chèvre, de riz, de pains et de légumes... Une cuisine métisse entre l'Indienne et la Pakistanaise, alors forcément je suis sous le charme !
C'est ainsi que je voulais proposer la recette d'aujourd'ui à Josiane de "Rêves de tables", aux magnifiques couleurs et aux belles idées qui font la différence ! Chaque table est décorée avec harmonie et tendance, les petits détails qui ajoutent du grand charme ! Allez feuilleter ce joli blog mais attention, vous en serez accro. Découvrez aussi son billet pour mon blog, vraiment séduisant !
Pour 4 personnes
1 poulet (ou 4 pilons avec le haut)
4 oignons moyens
2 tomates moyennes
1 morceau de gingembre frais pilé de 2 cm
6 gousses d'ail
1 yaourt brassé nature
1 c. à café de curcuma moulu
1 et 1/2 c. à café de piment moulu
1 c. à café de garam masala
6 clous de girofle
8 graines de poivre
3 c. à soupe de menthe fraîche
1 c. à café de graines de pavot blanc
1 c. à café de coriandre en graines
1/2 c. à café de cumin en graines
2 c. à soupe de Ghee
2 c. à soupe d'huile
Sel
Réalisation :
Mélanger le yaourt avec le curcuma, le piment rouge, le garam masala et le sel. Y faire mariner le poulet coupé en morceaux pendant au moins 1 heure ou dans l'idéal une nuit.
Chauffer deux cuillères à soupe de ghee et d'huile, ajouter les clous de girofle, le poivre, le pavot, la coriandre et el cumin. Faire crépiter puis ajouter les oignons émincés et faire brunir.
Retirer du feu et laisser refroidir, puis verser dans un mixer et réduire en purée avec les tomates, l'ail, le gingembre et la menthe.
Chauffer le reste du beurre et d'huile, ajouter le poulet avec sa marinade et faire cuire jusqu'à ce que la chair du poulet prenne une belle couleur dorée.
Ajouter la pâte aux oignons et une tasse d'eau puis ramener à ébullition. Couvrir et laisser cuire.
Servir avec du riz basmati.
Source : L'art de la cuisine Indienne de Rocky MOHAN
05 juin 2009
Poulet Goda Masala aux Toor dal et Palak
Elle est si fraîche, au grand sourire accueillant et aux mains ouvertes vers un cœur lui aussi ouvert ! Apolina, fait partie de ces bloggueuses avec qui l’échange est passé dès le premier commentaire, le premier mail et la première rencontre. Justement, dès le premier mail elle me propose de m’offrir un colis garni en saveurs si chères à mon palais, et quelques jours après on se rencontre et m’offre, encore une fois, un paquet riche en saveurs… ça lui va bien finalement, Apolina madame saveurs !!
Le Goda masala fait partie de ces saveurs que je lui dois. Je n’ai jamais osé en faire pourtant il n’est pas si difficile à confectionner et transforme n’importe quel plat en un mets exquis ! Ce mélange d’épices (Masala) contient de la noix de coco, du piment, du fenugrec, du curcuma, de la moutarde, de la cannelle… et bien d’autres épices que je vous invite à découvrir dirctement sur le blog d’Apolina.
Comme le Goda masala est fragile, il est préconisé de la garder que quelques jours sinon de le conserver au frais quelques semaines, ou de le congeler pour un usage ultérieur.
Pour 4 personnes
temps de préparation : 10 min
temps de trempage (pour les dhals) : 1h
temps de cuisson : 35 min
1 poulet moyen
1 oignon (Piyaz)
2 poignées de Toor dal (ou dhal)
2 petites pommes de terre
200 g d'épinards (Palak)
1 c. à café de pâte d'ail
1 c. à café de pâte de gingembre
2 piments verts
2 c. à café de mélange Goda Masala
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de graines de moutarde jaune
1/4 c. à café de fenugrec en graines
Huile (de moutarde pour moi)
Sel
Rincer deux fois les Toor dhals puis les faire tremper 1 h
Dans une marmite, faire chauffer l'huile, ajouter la pâte d'ail et de gingembre, le piment débarrassé des graines, la moutarde en graines, le fenugrec en graines, le curcuma ainsi que les deux oignons émincés. Faire suer les oignons dans le mélange d'épices puis ajouter le poulet dégraissé et coupé en morceaux (8 morceaux environ) ainsi que le sel.
Faire bien dorer puis ajouter la moitié du mélange Goda masala.
Arroser d'eau à hauteur de la volaille et laisser cuire 20 min environ
A mi cuisson, ajouter les pommes de terre coupées en cubes moyens, les dhals et le reste de Goda masala. Poursuivre la cuisson de 15 min (arroser d'un petit verre d'eau s'il le faut)
Ajouter les épinards et laisser la sauce s'épaissir.
Servir avec du riz nature et des puris (bientôt la recette par étapes des Puris).
29 avril 2009
Coquelet Masala en feuilles de bananier
Une recette qui sort du registre standard des Curry(s), des Kormas, des Biryanis ... et qui marque fortement la cuisine Indienne. Pourtant, je ne le répéterais jamais assez, et je ne suis pas la seule, la cuisine Indienne fourmille de recettes aussi diversifiées que ses Dieux, c'est une belle mosaïque de toutes les cultures, croyances et réligions qui ont marqué à jamais cette terre !!! Des influences du végétarisme, des croyances Bouddhistes et jaïnistes av. J.-C., l'Hindouisme qui n'interdisait pas, à l'origine, la consommation de viandes. L'émergence de l'empire Moghol, un héritage islamique considérable, un style Persan si raffiné !! C'est d'ailleurs grâce aux Maghols et aux Persans que la la cuisine Indienne ait connu son apogée. A cette époque, nombreux mets étaient créés par les cuisiners de cour avec des denrées favorites, dont l'amande, les fruits secs, le safran... Cette cuisine dite Royale marqua à jamais le style particulier des mets de fêtes et influença à son tour d'autres cultures ayant "traversé" la route des épices ou celle de la soie.
Le coquelet enrobé d'épices, farci au riz et cuit à l'étouffée dans une papilotte de feuille de bananier est un met royal, digne des tablées de fêtes et de grandes occasions.
Pour 2 coquelets
Temps de prépaaration : 30 min
Temps de repos : une nuit de préférence
Temps de cuisson (au total) : 50 min
Marinade :
50 g d'amandes mondées
2 gousses d'ail, hachées
1 morceau de gingembre de la taille d'un pouce, haché
1/2 oignon finement haché
1/4 c. à café de poudre de piment
4 têtes de clous de girofles (ou 4 pincées moulues)
1/2 c. à café de cannelle moulue
1/2 c. à café de cumin moulu
1 c. à café de Garam Masala
1 c. à café de feuilles de menthe finement hachées
1 pot de yaourt nature à la Greque
Sel
Farce de riz :
50 g de riz
1 c. à café d'Amchur (poudre de mangue verte séchée)
50 g d'amandes ou de pignons concassées
1 c. à café de jus de citron
Sel
2 feuilles de bananier
Rincer les coquelets avec de l'eau citronée et les sécher à l'aide d'un papier absorbant, puis piquer la chair avec un couteau pour que la sauce pénétre.
Pour la marinade, hacher les amandes, ajouter le reste des ingrédients puis enrober les coquelts avec cette marinade, couvrir et laisser mariner une nuit au frais.
Préchauffer le four à 200°
Pour la farce de riz, faire cuire le riz 15 min jusquà ce qu'il soit tendre (bien égoutter si vous fâtes une cuisson créole), laisser refroidir. Le mélanger avec le reste d'ingrédients puis farcir les coquelets avec.
Plonger les feuilles de bananier dans une casserole d'eau très chaude pour les assouplir (sinon ce serait difficile de les travaille au risque qu'elles se cassent). Les essuyer avec un papier absorbant.
Envelopper les cailles dans les feuilles de banaier (comme un papier cadeau) et attacher avce une ficelle de cuisine.
Disposer sur une grille et placer sur une lèchefrite, faire cuire 30 min
Entrouvrir la papilotte (la chait doit être rosée et rendue son jus), faire dorer 3 min de chaque côté.
Arroser de jus de citron et servir à même la feuille de bananier avec des rondelles de concombre et des tranches de mangue.
Source : Inde - Saveurs du bout du Monde (recette de base : Cailles masala)
30 mars 2009
Rolls : batônnets panés Indiens
Avant de vous raconter une histoire, j'aimerais m'assurer que vous êtes bien assis et que vous ne serez pas dérangés ... Ok, on peut y aller? On y va ...
Tout commence par le mariage de Taani (Anouchka) et Surinder SAHNI (Shahrukh Khan) dans un contexte difficile et douloureux ! Je suis séduite par le début de l’histoire qui démarre fort par un mariage sans festivités, un évènement qui marque souvent la fin des (quelques) films Bollywoodiens; on se rencontre, on a le coup de foudre, on fait face au désaccord de la famille, on se bat et ça finit bien avec un sari rouge et du riz renversé au bord de la porte !! Mais Rab Ne bana Di Jodi ne montre rien de tout ça, il nous dévoile la vie après un mariage subi, imposé, mais pas que ...
Surinder SAHNI, un homme ordinaire, discret, fade et réservé âgé de 40 ans, marié à Taani, jeune de 16 ans, charmante, flamboyante , vivante et joyeuse, elle est tout son contraire. Taani lui dit clairement qu’elle ne pourra jamais l’aimer !!! Leur quotidien est fade, silencieux, rempli d’ennuis.
Tanni qui aime danser, veut donner du piquant à sa vie en s’inscrivant dans un groupe de danse. Elle y rencontre Raj, charmant et charmeur, qui n’est autre que son mari Surinder. Le coup de foudre frappe entre Raj et Tanni, cette dernière ne se rend pas compte de la véritable identité de Raj, son mari relooké. On le voyait venir, on est ravis pour elle qui revit, on a mal pour Surinder qui joue avec le feu… Le couple va de plus en plus mal sous le même toit mais sur la piste de danse, sans se connaître, ils vivent une belle rencontre.
Taani devra choisir entre deux hommes qui ne sont qu'un !!!
RNBDJ est sorti en France le 12 décembre 2008
Le film est une belle histoire chargée d’humour, de rires, de larmes, de danse et d’amour. J’ai été absorbée par leur ennuyeuse vie, transformée par la danse et la dangereuse rencontre, éblouie par le miracle de l’amour après le mariage ! J’ai adoré le scénario aux notes dramatiques et comiques à la fois, j’ai aimé le silence de certaines scènes, le jeu des acteurs, la beauté du visuel même après trois visualisations du film (et j’en redemande).
Shahrukh Khan est à croquer dans ce rôle de mari banal, le punjabi power !!! Il a prouvé encore une fois qu’il n’est pas juste une star mais un acteur digne de ce nom.
J'espère que ça vous a donné envie voir ce film.
Je supposer que le fait d'écouter une histoire vous a donné faim ! ça tombe bien, j'ai aussi une recette à vous raconter. Etes-vous bien assis, sans êtres dérangés ? On y va.
S'il y a un snack indien que j'aime tout particulièrement, ce serait les Rolls. C'est le nom qu'on leur donne dans les restaurants indiens d'ici, pourtant, en faisant une recherche sur cette spécialité je ne trouve ri-en-de-tout, vraiment rien !!!
Quand je me rends au quartier indien à Paris pour mes courses ou tout simplement pour le plaisir, parfois les deux. Je termine ma ballade en passant dans un snack qui propose les meilleurs Rolls jamais goûtés ! Végétariens ou au boeuf, ils sont croustillants à l'extérieur et fondants à l'intérieur; pimentés, très pimentés; parfumés au Garam masala et aux feuilles de curry ... j'en rafolle !! J'en prends toujours un ou deux à déguster sur place avec un tchaï (thé noir au lait parfumé aux quelques épices dont la cardamome), et parfois quand je manque de temps, je lui demande de réchauffer un roll que je déguste sur le chemin du retour car ce délicieux snack n'attend pas, c'est ça la cuisine de rue !
Je vous disais donc, ma recherche sur le net et auprès des amis Indiens sur la recette n'ont pas abouties ... jusqu'au jour où j'ai réalisé les Vegetables Cutlets (clic ici pour voir la recette au complet), j'ai alors compris le procédé pour obtenir une farce fondante et une chapelure croustillante. Pour ce qui est des ingrédients qui la composent, il m'a suffit de quelques ballades au quartier indien, s'attardant à mon snack habituel à déshabiller chaque rolls dégusté !
Pour 8 rolls
Temps de préparation : 30 min
Temps de cuisson : 30 min
Pour la farce :
4 pommes de terre
1 tranche de Biftek (ou n'importe quel morceau de boeuf tendre et sans os)
Une 10e de feuilles de curry
1 à 2 piments verts forts débarassés des graines
1/2 c. à café de pâte d'ail
1/2 c. à café de pâte de gingembre
2 c. à café de Garam masala
1 c. à café de cumin en graines
1/2 c. à café de coriandre moulue
Sel et poivre moulu
Ghee
Pour la parure :
1 c. à soupe de farine
4 c. à soupe d'eau
Chapelure
Huile de friture
Peler les pommes de terre, les tailler en petits cubes et les faire cuire dans de l'eau salée
Dans une casserole, faire chauffer un peu de ghee, y faire revenir (dans l'ordre) l'ail, le gingembre, les feuilles de curry, le cumin, le piment coupé en petits morceaux, la coriandre moulue et 1 c. à café de Garam masala. Compter 1 minute
Ajouter la viande coupée en petits morceaux, mélanger, saler, poivrer et faire saisir 10 minutes Arroser de 4 c. à soupe d'eau et poursuivre la cuisson de 5 à 8 minutes
Égoutter les pommes de terre, écraser à l'aide d'une fourchette ou un presse purée puis incorporer à la viande, ajouter 1 c. à café de garam masala et mélanger l'ensemble, maintenir sur feu 4 minutes pour faire sécher l'ensemble
Laisser refroidir juste le temps de pouvoir façonner à la main
Faire chauffer l'huile de friture
Prélever un peu de farce et façonner un bâtonnet cylindrique
Plonger rapidement dans le mélange de farine et d'eau, passer dans la chapelure puis faire frire de tous les côtés.
Faire égoutter et déguster tièdes.
09 mars 2009
Nargisi Kofta ou chaussons d'agneau farcis
L’autre jour, assises toutes excitées en attendant la projection du spectacle Bharati, Erika me demande la signification de ce que je portais sur le front. Un bindi, rien de plus qu’un bijou pour marquer ma passion pour l’Inde. Mais s’il est considéré de nos jours comme un ornement, il est à son origine un symbole religieux et sprituel très fort encore présent.
Le Bindi (appelé aussi tika, bindi ou pottu) est un signe porté sur le front par la plupart des hindous, hommes et femmes.
Traditionnellement, le bindi est de couleur rouge créé à partir d'une poudre de curcuma séché, mélangée à du jus de citron vert, nommée kumkum. Celui de couleur blanche est obtenu en réduisant du bois de santal. Qiand il est gris, il s'agit dans la plupart des cas de cendres, symbole de bûcher funéraire.
Il symbolise le troisième œil de Shiva et se positionne plus exactement entre les deux sourcils, à l’emplacement du sixième chakra qui guide nos facultés psychiques. Cet aspect réligieux souligne la dimension spirituelle de celui qui le porte, plus le bindi et gros et foncé, plus la pratique religieuse est importante. Chez les Vishnouites, le bindi a la forme d'un U de couleur blanche dessiné autour d'un trait rouge ou marron foncé, il porte le nom de tirunama. Chez les Shivaites, il représente trois barres horizontales tracées avec des cendres blanches, c'est un tripundraka.
Il est également porté pour souligner le statut marital de la femme. Dans le nord de l’Inde, ce sont uniquement les femmes mariées qui le portent alors que dans le sud il est porté par tout le monde. De couleur rouge, il symbolise la force, la prospérité et la bonne augure. Très souvent, la femme mariée applique la même poudre rouge sur la raie des cheveux au dessus de son front. L'origine de ce vermillon dans les cheveux remonte aux temps des Aryens où le mari déposait son sang sur la raie des cheveux de sa femme, d'où maintenant la poudre de couleur rouge présente jusqu'à aujourd'hui.
Depuis quelque temps, le bindi est porté comme un bijou souvent assorti aux vêtements. On trouve de jolies formes allant du simple au sophistiqué, du brillant au coloré avec une facilité d’emploi grâce à l’autocollant dessus. Je dois avoir une dizaine de modèles que je porte selon mes envies, une fois utilisé et enlevé je colle le bindi tout simplement sur ma glace dans la salle-de-bain pour une prochaine utilisation.
Voilà Erika, je t'offre ce billet qui symbolise la beauté de cet ornement à l'Indienne et la saveur de la recette qui suit. Il est rien que pour toi copine. Déguste-le aussi tendrement qu'un mot doux un jour de galère, un rayon de soleil un jour de pluie, une délicate pensée un jour de solitude, ou tout simplement un geste d'amitié comme ça sans raisons.
Pour 4 personnes (1 boule par personne)
(bien que àa semble long, c'est assez facile à faire pour un très bon résultat)
Pour la Kofta :
350 g d'agneau haché
4 oeufs + 2 oeufs
1/2 oignon finement haché
2 gousses d'ail hachées
1/2 c. à café de curcuma
1 c. à café de Garam masala
1 c. à café de poudre de piment (selon le goût)
2 c. à soupe de farine de pois-chiche( ou de riz ou de blé)
Sel
Bain d'huile
Pour la sauce :
1 oignon haché
1 boîte de tomates concassées (sinon 3 tomates bien mûres si c'est la saison)
1 yaourt nature
2 gousses d'ail pilées
1 morceau de gingembre frais de 2 cm, pilé
1 c. à café de curcuma
1 c. à café de Garam masala
1/2 c. à café de poudre de piment (selon le goût)
2 pincées de sucre
Sel
1 c. à soupe d'huile ou de ghee
Faire cuire les 4 oeufs durs puis les écaler et réserver.
Préparer la Kofta en mélangeant tous les ingrédients sauf la farine de pois-chiche dans un saladier. Battre un des oeufs restants et l'incorporer à la viande, bien amalgamer le tout.
Diviser la préparation en 4 parts et façonner une boule avec chaque portion
Aplatir une boule de viande pour obtenir une galette, disposer un oeuf dur au centre, envelopper l'oeuf uniformément. Procéder avec le reste des oeufs.
Saupoudrer les kofta de farine de pois-chiche
Faire chauffer l'huile de friture
Battre le dernier oeuf avec une cuilère à soupe d'eau, y plonger un kofta, égoutter puis faire frire jusqu'à ce qu'il soit bien doré.
Retirer de l'huile et faire égouter sur du papier absorbant.
Préparer la sauce en faisant chauffer l'huile, faire revenir l'ail, le gingembre et l'oignon.
Incorporer les épices et compter 2 min. Ajouter la tomate oncassée et faire cuire à feu doux 5 min
Ajouter le yaourt, environ 100 ml d'eau et poursuivre la cuisson de 5 min
Ajouter les koftas et laisser mijoter sur feu moyen 10 min
Couper les koftas en deux et les servir avec de la sauce et un peu de riz nature
Source recette : "Inde, saveurs du bout du monde".




















































